Devant l’Assemblée Générale des Nations unies, le Premier Ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine a tenu un discours à double tranchant : dénonciation ferme de ce qu’il qualifie de « recolonisation » du Sahel, et hommage appuyé à l’Algérie, présentée comme pilier de la résilience du Niger.
Lamine Zeine, chef du gouvernement nigérien attribue la résistance du pays à trois facteurs : la mobilisation populaire, la solidarité au sein de la Confédération AES, et le soutien constant d’Alger, à travers investissements dans les ressources naturelles et appui au système de défense. La coopération citée s’étend à la santé, l’éducation, l’énergie et l’agriculture, avec deux projets phares : le gazoduc transsaharien et la route transsaharienne.

Lamine Zeine a cité la France et ses alliés de chercher à maintenir une tutelle sur la région, présentant les violences qui frappent le Sahel comme le fruit d’une stratégie motivée par la convoitise des ressources.

Cette proximité affichée avec Alger ne s’est pas limitée au discours. En marge de l’Assemblée générale, le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a rencontré son homologue nigérien Bakary Yaou Sangaré pour évoquer hydrocarbures, énergie et infrastructures. Attaf a réaffirmé le soutien d’Alger à la souveraineté des États sahéliens et à leur droit de choisir leurs partenaires. LIRE AUSSI : Rentrée scolaire 2026-2027 : près de 4 millions d’élèves pour 94800 enseignants – Niameyinfo

Le Premier ministre a conclu que le Niger se tient debout parce qu’il a « repris possession de son sol, de son sous-sol et de sa parole ». Trois ans après les sanctions de la CEDEAO, Niamey assume désormais une doctrine de souveraineté durable, loin de l’idée d’une transition provisoire.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
