58ème session de la CEDEAO : Issoufou Mahamadou honoré par ses pairs ; accélération de la mise en œuvre du Plan d’action 2020-2024 de l’Organisation

Le président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO, SE Nana Akufo Addo président de la République du Ghana a présidé, par visioconférence le samedi 23 janvier 2021, la 58ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à laquelle a pris part le président de la République, chef de l’Etat Issoufou Mahamadou. Au cours de cette rencontre les leaders des différents pays membres ont examiné et adopté le rapport du Conseil des ministres de l’organisation et ont échangé sur les situations sécuritaire et sanitaire qui prévaut dans l’espace commun.

Dans son message au cours de ce sommet, le Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou est revenu sur les défis qui ont marqué la vie des pays de l’espace communautaire notamment la crise sanitaire liée à la Covid 19 et la crise sécuritaire liée au terrorisme. Toutefois il s’est montré confiant en ce que les pays de la CEDEAO connaîtront la prospérité et la stabilité. Il a, à cet effet, évoqué quelques dynamiques positives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le processus de la monnaie unique CEDEAO; les élections démocratiques au Niger, etc.

Dans un bref point de presse livré à l’issue de ce sommet virtuel, le Directeur de cabinet adjoint du Président de la République, M. Mamane Boukari a indiqué  que les Chefs d’État ont rendu un hommage mérité au Président Issoufou Mahamadou, pour le leadership avéré dont il a fait montre tant dans son pays que dans l’espace régional et aussi à l’international. «Ses pairs lui ont reconnu tout ce qu’il a mené comme impulsion dans la conduite du processus de l’intégration de la sous-région et aussi dans le continent», a dit le Directeur de cabinet adjoint. Aussi, a précisé M. Mamane Boukari, «les dirigeants ouest africains ont félicité le Prédisent Issoufou Mahamadou pour les missions menées. Ils ont, à l’unanimité, reconnu les avancées importantes enregistrées lors de ses gestions sur le plan de l’intégration. Il s’agit notamment de sa Présidence en exercice de la CEDEAO, de son leadership de la Zone de Libre-échange continentale (ZLECAf) et du projet de la monnaie unique de la CEDEAO».

Aussi, les dirigeants ouest-africains ont longuement débattu des questions sociopolitiques et économiques de l’espace. Ils ont également axés les échanges sur la situation de la pandémie de la covid-19 et la situation sécuritaire qui prévaut dans l’espace CEDEAO.

Au cours de cette rencontre virtuelle les Présidents Issoufou Mahamadou du Niger et Nana Addo Dankwa Akufo-Addo président en exercice de la CEDEAO ont été désignés par leurs pairs pour diriger l’effort de mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à la lutte contre le terrorisme qui sévit dans l’espace commun. Cette décision vise à booster la mise en œuvre du Plan d’action 2020-2024 de l’Organisation adopté pour éradiquer le terrorisme dans la région. Estimé à un (1) milliard de dollars américains, ce plan a d’ores et déjà reçu l’annonce de la contribution de plusieurs pays de la région dont le Nigeria (350 millions de dollars US), le Ghana (50 millions de dollars US), ou encore l’UEMOA (100 millions de dollars US).

Il est à noter que la région de la CEDEAO et particulièrement les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Nigeria), font face à des récurrentes attaques terroristes malgré les efforts intenses déployés par ces pays. Eu égard à la multiplication des attaques qui font de nombreuses victimes civiles et militaires, la mise en œuvre de cette riposte permettra sans nul doute de contrecarrer ces attaques et ainsi permettre une protection des riverains de cette zone où sévit le terrorisme depuis plus de 10 ans.

Pour rappel, au Nigéria lors d’une attaque perpétrée par Boko Haram le 29 novembre 2020 dans les environs de Maiduguri, dans l’Etat de Borno, des dizaines d’agriculteurs et de pêcheurs ont été assassinés, ou encore au Niger où le 2 janvier 2021, lors de la tuerie d’une centaine de personnes dans des attaques contre deux villages dans la région de Tillabéry, à la frontière avec le Mali.

Hamadou Moussa Fatahou pour Niameyinfo.

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