Sommet G5 Sahel : « pas de réduction des effectifs militaires au Sahel dans l’immédiat » prévient Macron

Au cours d’une conférence de presse en marge du 7ème sommet des chefs d’Etats du G5 Sahel, qui a eu les 15 et 16 février 2021 à Ndjamena, le président français Emmanuel Macron a annoncé en visioconférence que Paris ne retirera pas ses troupes du Sahel « dans l’immédiat ». « Des évolutions sans doute significatives seront apportées à notre dispositif militaire au Sahel en temps voulu mais elles n’interviendront pas dans l’immédiat » a déclaré le président français. Une déclaration qui s’annonce plutôt rassurante dans un contexte où les attaques terroristes deviennent de plus en plus récurrentes.

En effet, Paris envisageait il y’a encore quelques semaines, d’amorcer un retrait dès ce début d’année en rappelant les 600 soldats envoyés en renfort au sahel il y a un an. Mais finalement Emmanuel Macron a décidé autrement. « Un retrait français, retirer massivement les hommes, qui est un schéma que j’ai étudié, serait une erreur » affirme le chef d’Etat avant d’ajouter que « il serait paradoxal d’affaiblir notre dispositif au moment où nous disposons d’un alignement politique et militaire favorable à la réalisation de nos objectifs ».

L’option de réduire les effectifs des forces françaises au Sahel pour Macron n’est tout simplement plus « envisageable dans un contexte où la coalition contre le terrorisme dans le Sahel ne fait que s’agrandir ». Néanmoins, le président de la république française ne s’est pas montré opposé à une baisse progressive de la présence militaire française : « dans la durée et au-delà de l’été, je souhaite qu’on travaille avec nos partenaires pour une évolution de notre présence ». Une présence ininterrompue au Sahel depuis huit ans.

Par ailleurs, plus de six (6) ans après le début de Barkhane, le 1er août 2014, et qui mobilise actuellement 5.100 soldats, Macron a rappelé que « le sommet de Pau et l’avènement de la coalition internationale pour le Sahel ont été suivis par de grandes victoires militaires notamment dans la zone des 3 frontières (Burkina Faso, Mali, Niger) ». Il a au cours de son intervention salué la décision du président tchadien le maréchal Idriss Déby Itno, d’envoyer 1.200 soldats dans cette zone dite des « trois frontières ».

Notons qu’au cours du sommet, le G5 Sahel a obtenu dans un message en visioconférence par le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, le réengagement de la nouvelle administration américaine.

Dans un communiqué final, la conférence des chefs d’État a salué, « la mobilisation de la communauté internationale, à travers la mise en place de la Coalition pour le Sahel, suite à leurs appels répétés ».

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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