La Commission électorale nationale autonome (CENA) a publié, les grandes tendances provisoires des élections législatives du 11 janvier 2026. Les résultats confirment une victoire sans partage des partis de la mouvance présidentielle, qui remportent la totalité des 109 sièges de la prochaine Assemblée nationale.
L’Union progressiste le Renouveau (UPR) arrive en tête du scrutin avec 41,15 % des suffrages exprimés, un score qui lui permet d’obtenir 60 sièges. Elle est suivie par le Bloc républicain (BR), crédité de 36,64 % des voix, pour 49 sièges. Ces deux formations, seules à remplir les critères du Code électoral, se partagent ainsi l’intégralité de l’hémicycle.
La dixième législature se caractérise par un renouvellement partiel. Sur les 109 députés élus, 60 faisaient déjà partie de la neuvième mandature et sont reconduits. Parallèlement, 41 nouveaux députés font leur entrée au Parlement, issus pour l’essentiel des collectivités territoriales, de l’administration publique et de la société civile.
Plusieurs figures politiques connues effectuent également leur retour, à l’instar de Claudine Prudencio, Jean-Eudes Okoundé, Cyriaque Domingo, Antoine N’dah ou encore Boniface Yèhouetomè. Cette législature marque aussi l’arrivée d’une génération plus jeune, symbolisée par l’élection d’Issa Issifou, 31 ans, dans la première circonscription électorale.
Certaines zones traditionnellement acquises à l’opposition, notamment la 8ᵉ circonscription électorale, basculent désormais dans le giron de la majorité présidentielle, illustrant une recomposition politique notable.
Entre continuité institutionnelle et renouvellement générationnel, la nouvelle Assemblée nationale apparaît largement acquise à la mouvance au pouvoir. Le défi majeur résidera désormais dans sa capacité à animer le débat parlementaire et à exercer pleinement sa mission de contrôle dans un contexte de faible participation électorale.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.

