Le FMI table sur une croissance de 7% sur les 5 prochaines années portée par les réformes

Dans un rapport publié cette semaine, le Fonds Monétaire International (FMI) indique que la croissance du Niger devrait se maintenir à plus de 7% au cours des cinq prochaines années. L’institution justifie cette prévision par les réformes engagées par les autorités nigériennes et qui devraient porter leurs fruits.

Si les perspectives de croissance mondiale du Fonds monétaire international n’étaient pas des plus encourageantes pour l’année 2019 avec un fléchissement à 33%, notamment en raison des tensions économiques entre la Chine et les Etats-Unis, il semble que pour le Niger les voyants soient au vert. C’est ce qui ressort d’une récente publication de l’institution de Brettons Wood. Elle annonce une croissance de plus de 7 % au cours des cinq prochaines années. Les réformes engagées par le gouvernement pour assainir le climat des affaires et le rendre plus attractif, contribuent à cette prévision indique le FMI qui ajoute que « la croissance du pays a atteint les 6,5% en 2018, malgré les risques qui pèsent sur l’économie, à savoir les incursions terroristes, les faibles prix à l’exportation de l’uranium et les changements climatiques. »

La manne pétrolière…

Le FMI précise dans son document que les exportations prochaines de pétrole brut annoncées pour 2022, devraient renforcer les bonnes perspectives économiques du pays. « Un oléoduc vers la côte du Bénin devrait permettre au Niger de devenir un exportateur de pétrole brut et un producteur beaucoup plus important. La croissance devrait passer à environ 12 pour cent en 2022, lorsqu’il deviendra opérationnel » souligne l’institution. Ajoutés à cela, les secteurs de construction et des services qui deviendront les principaux moteurs de la croissance, avec « la montée en puissance de plusieurs grands projets tels que la rénovation de l’aéroport, la construction du barrage de Kandadji, les activités de la Millennium Challenge Corporation et une usine de ciment », lit-on dans le rapport.

Ces prévisions du FMI doivent pourtant être relativisées par une publication d’OXFAM datant du début du mois. Dans celle-ci, l’ONG classe le Niger parmi les pays où les inégalités sont les plus profondes. Une croissance économique oui, mais une meilleure redistribution des richesses serait encore mieux.

Waliyullah Tajudeen pour Niameyinfo.

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