Entre 2016 et 2019, le terrorisme a fait 4000 victimes au Burkina Faso, au Mali et au Niger

Le Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, en présence des membres du conseil de sécurité de l’organisation des Nation Unies  (ONU) a présenté ce mercredi 07 janvier 2020 un bilan sur les attaques terroristes ayant secoué le Burkina Faso, le Mali et le Niger de 2016 à 2019

Selon M. Mohamed Ibn Chambas envoyé spécial de l’ONU dans la région, le nombre de victimes des attaques terroristes dans ces trois pays a été multiplié par cinq en trois ans. Les pertes en vies humaines enregistrées dus à ces violences est  passé de 770 décès en 2016 à plus de 4.000 en 2019. Pour mieux mener ces attaques barbares et renforcer sa capacité  nuisance, la cible terroriste s’est positionnée vers l’Est de ces pays, « plus important encore la cible géographique des attaques terroristes s’est déplacée vers l’Est du Mali, vers le Burkina Faso, et menace de plus en plus les Etats côtiers de l’Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso à lui seul a enregistré plus de 1.800 décès en 2019 contre 80 décès en 2016 » explique le Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel UNOWAS.

Poursuivant sa présentation, M. Mohamed Ibn Chambas a expliqué que ces attaques sont des voies et moyens utilisés par ces extrémistes violents pour s’accaparer des armes mais aussi une occasion de s’adonner à des pratiques illégales pour s’enrichir tel que le trafic et l’exploitation des mines artisanales dans certaines zones qui soutiennent leurs réseaux. « Cette situation d’insécurité a fait déplacer environ un demi-million de personnes en plus de 25.000 qui ont trouvées refuge dans d’autre pays » informe Ibn Chambas.

Au vu de tout ce qui précède, l’envoyé de l’ONU a pour sa part noté que les gouvernements, les acteurs locaux, les organisations régionales et la communauté internationale se sont mobilisés à travers l’Afrique de l’Ouest et le Sahel tout en demandant une fois de plus à la multiplication de leurs efforts pour combattre ce fléau.

Mina Abda (Stagiaire) pour niameyinfo.

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