Les épreuves écrites du Baccalauréat 2026 débutent ce lundi 8 juin sur l’ensemble du territoire tchadien. Si la session enregistre une hausse globale du nombre de candidats, les statistiques officielles mettent en lumière une réalité persistante : les filles demeurent moins nombreuses que les garçons à accéder à cet examen décisif.
Selon les chiffres présentés par le président du jury, le Pr Doumpa Mian-Asmbaye, 106 231 candidats sont inscrits cette année. Parmi eux, 60 501 garçons, soit 56,95 % des effectifs, contre 45 730 filles, représentant 43,05 %.
Au-delà de la progression du nombre total de candidats, l’écart entre les sexes reste significatif. Près de 15 000 filles de moins que les garçons se présentent à cette session, révélant les difficultés qui continuent de freiner leur parcours scolaire.
Depuis plusieurs années, les autorités et leurs partenaires ont multiplié les initiatives en faveur de l’éducation des filles. Toutefois, des obstacles structurels persistent. Mariages précoces, grossesses en milieu scolaire, précarité des ménages, éloignement des établissements et contraintes sécuritaires dans certaines localités continuent d’affecter la scolarisation de nombreuses jeunes filles.
Alors que les femmes représentent une part importante de la population nationale, leur présence au Baccalauréat reste en deçà des attentes. Cette situation interroge l’efficacité des politiques mises en œuvre pour favoriser l’accès et le maintien des filles dans le système éducatif.
Au-delà des mesures destinées à garantir la transparence des examens, le véritable défi demeure celui de l’égalité des chances. Car la réussite du Baccalauréat se mesure aussi à la capacité du pays à offrir à chaque élève, fille ou garçon, les mêmes perspectives d’avenir.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
