En réponse, à l’article publié le 27 février 2020 dans votre journal en ligne sous le titre « La Banque accuse les autorités nigériennes de s’accaparer l’aide publique au développement », la Banque mondiale tient à corriger les conclusions qui ont été déformées dans l’article au sujet du document de travail, Elite Capture of Foreign Aid, publié récemment par la Banque mondiale. Contrairement à ce que laisse entendre cet article, aucune accusation n’a été faite par la Banque mondiale envers les autorités nigériennes.
Le document de travail n’offre aucune preuve de détournement de l’aide au Niger et ses conclusions ont été mal interprétées. Le document indique que les décaissements d’aide de la Banque mondiale en faveur de 22 pays fortement dépendants de l’aide (c’est-à-dire où l’aide moyenne de la Banque mondiale dépasse 2% du PIB par an) coïncident avec une augmentation des dépôts étrangers détenus dans des comptes bancaires offshore connus pour leur secret et leur protection des actifs.
Au Niger, la Banque mondiale soutient les efforts du gouvernement dans la gestion et la transparence budgétaire. La réintégration au sein de l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) dénote des progrès réalisés par le Niger depuis plusieurs années.
La Banque mondiale a mis en place des programmes solides pour s’assurer que les fonds versés aux pays clients sont utilisés aux fins prévues et accorde une attention particulière à l’économie et à l’efficacité. La Banque est connue pour ses normes fiduciaires élevées, y compris la gestion financière et la passation de marché ainsi que les enquêtes et sanctions du Département Intégrité de la Banque. Ces normes incluent la diligence requise que nos experts/professionnels entreprennent dans le cadre de la préparation et la mise en œuvre de projet. Ces activités de diligence raisonnable sont complétées par les diverses interventions pour aider les pays à mettre en place des institutions capables, transparentes et responsables afin de concevoir et mettre en œuvre avec succès des programmes de lutte contre la corruption.
Le Groupe de la Banque mondiale prend très au sérieux les questions liées à la corruption et les risques fiduciaires connexes, en particulier compte tenu des environnements difficiles dans lesquels la Banque travaille. C’est un domaine prioritaire pour la Banque mondiale et garantir la bonne utilisation des fonds de la Banque est une priorité absolue.