Après leurs interruptions par la HALCIA en juillet dernier dû au tollé suscité par l’imbroglio autour des frais qu’il fallait débourser par les usagers pour se faire établir les nouveaux permis biométriques, les opérations de traitement et d’édition ont repris ce lundi 23 septembre au Centre de Niamey et dans les Directions Régionales de Transport des autres régions. Une équipe de Niameyinfo a fait le déplacement du centre dédié à cet effet dans la capitale nigérienne.
Reprise depuis ce lundi à Niamey et dans les autres villes du pays pour l’établissement du permis de conduire biométrique. Ce n’était pourtant pas la grande affluence ce lundi matin au Centre National de traitement et d’édition du permis de conduire biométrique qui a rouvert ses portes aux usagers. Très peu d’affluence et des usagers plus contraints qu’autre chose. C’est le cas de M. Adamou qui vient pour la première se faire établir la nouvelle version du permis de conduire. Pour lui, les frais exigés pour l’établissement ces permis sont exorbitants et ne sont pas à portée des citoyens lambda. « Mais nous sommes bien obligés de nous y conformer si on veut circuler en toute quiétude et ne pas avoir les policiers sur le dos », at-il laissé tomber désabusé.
Notons que les usagers déjà détenteurs de l’ancienne version du permis pour se le voir renouveler en biométrique, payeront 10500 Fcfa. Ceux, désireux obtenir pour la première fois, le nouveau permis biométrique, devront s’acquitter en plus des 10 500 Fcfa, une somme de 7000 Fcfa. Ces derniers frais seront reversés aux titres des impôts et taxes, nous a expliqué M. Zakaria Salifou, Directeur du Centre National de traitement et d’édition du permis de conduire biométrique de Niamey. Tous les usagers ont jusqu’à juillet 2020 pour se conformer et se faire établir le nouveau permis biométrique sous peine de sanctions. Le compte à rebours avait été lancé la 22 juillet dernier.
Sous le feu des critiques après le lancement de la première opération, le Ministère des Transports par le biais de son Directeur de Cabinet, M. Diallo Amadou Issifi avait effectué une sortie médiatique et expliqué que l’objectif recherché était « de moderniser le permis de conduire en remplaçant le permis en carton par celui en PVC (Polyvinyle Chloride ) sous forme de carte de crédit pour être au diapason de la nouvelle technologie dans le domaine, de sécuriser les titres de Transports, d’acquérir une base de données fiables avec l’usage de la biométrie, de sécuriser les données avec les méthodes les plus modernes, de conférer au permis de conduire nigérien un caractère infalsifiable ». Il a oublié de préciser qu’au passage, les Nigériens devront y laisser quelques plumes.
Waliyullah Tajudeen pour Niameyinfo.