Migration Illégale/Témoignage: « Les conditions de mon rapatriement forcé ont été terribles »

La recherche de l’Eldorado européen pour les jeunes africains est souvent semée d’embûches et de drames divers. Très souvent le Niger revient comme un passage pour ces aventuriers. Un long périple et des histoires poignantes comme celui de ce jeune camerounais.

N’donkeu Tchambi, jeune camerounais de 34 ans, a passé huit années de sa vie dans une aventure de migration irrégulière qui l’a mené successivement au Nigeria, Niger, en Algérie, au Maroc et en Espagne. Installé à Niamey comme réfugié après avoir été expulsé, il raconte dans cette deuxième partie, son parcours en Europe et sa nouvelle vie. 

Après être entré illégalement en Espagne par le Maroc en 2011, N’donkeu Tchambi est parti en Belgique squatter chez une amie d’enfance. Cependant le repos a été de très courte durée car N’donkeu est renvoyé en Espagne où sa demande d’asile a été refusée.

Il prit alors le chemin de la France où il passa quatre années à Bordeaux. « J’ai bénéficié d’une formation de neuf mois pour intégrer la Légion d’honneur, mais j’ai été recalé pour souci de santé. J’ai fait ensuite de la maçonnerie, la tuyauterie, etc. » explique-t-il.

N’donkeu rencontra l’âme soeur avec qui il a eu un enfant. Il est cependant expulsé le 23 mars 2019. « Les conditions de mon rapatriement forcé ont été terribles. J’ai été séparé de ma famille », relate-t-il.  

De retour au Niger, en juillet 2019 où il a le statut de réfugié, il est en train de mener une nouvelle procédure de demande d’asile en France afin de retrouver légalement sa famille.

Aujourd’hui, cet ancien migrant qui a pris conscience des dangers du voyage irrégulier, sensibilise d’autres jeunes sur ce parcours très périlleux et leur donne des conseils pour réussir au pays natal. « Les jeunes doivent savoir qu’il y a beaucoup d’obstacles pendant cette traversée. Au lieu de dépenser beaucoup d’argent pour mettre sa vie en danger, c’est mieux de rester dans son pays et lancer une activité génératrice de revenus. Avec un peu d’effort et de patience, cette activité pourrait leur permettre de rejoindre l’Europe légalement plus tard » conseille-t-il.

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