Sécurité : Rôle crucial des missions de maintien de la paix de l’ONU dans la mise en œuvre du programme et du mandat concernant les enfants et les conflits armés

Le mercredi 9 décembre, une réunion virtuelle de travail et d’échanges a été organisée en partenariat avec le bureau de la Représentante spéciale du SG de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, le département des opérations de maintien de la paix et le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité. Cette rencontre modérée par Halimatou Hima, ministre conseiller à la mission permanente du Niger auprès des Nations Unies, a porté essentiellement sur les capacités de protection des enfants dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU et leur impacts sur la protection des enfants dans les zones de conflits. La participation active de personnalités distinguées et experts, tels que l’ambassadeur Abdou Abarry, représentant permanent du Niger et ses homologues de la Belgique et du Canada.

A titre de rappel, les enfants sont les premières victimes de conflits. D’après l’UNICEF, plus de 230 millions d’enfants (soit près d’un (1) enfant sur dix (10) dans le monde) vivent dans des pays ou des zones qui connaissent des conflits armés. 125 millions d’entre eux sont directement affectés par les combats dans le monde. Plus de 170 000 violations graves ont été vérifiées depuis 2010, soit plus de 45 violations par jour contre les enfants dans les conflits. Au Sahel central, les attaques visant les enfants ne cessent de s’intensifier et plus de 4.3 millions d’enfants ont désormais besoin d’une assistance humanitaire.

Dans son intervention introductive, l’ambassadeur Abdou Abarry, représentant permanent du Niger, a indiqué que « le Niger, pays du Sahel confronté à de nombreux défis sécuritaires et acteur majeur des opérations de maintien de maintien de la paix est heureux d’être co-organisateur de la réunion d’échanges sur un thème important que celui de la protection des enfants dans les opérations de maintien de la paix ».  Selon l’ambassadeur, les conflits armés ont des impacts disproportionnés sur les enfants  qui en sont les plus grandes et premières victimes mais aussi les plus vulnérables «  Cela a été mentionné dans le rapport établit de Graca Machel sur les impacts des conflits sur les enfants.  Le conseil de sécurité a adopté plusieurs résolutions sur les impacts des conflits armés qui assombrissent leur enfance et affectent négativement leur développement physique, moral, intellectuel, social ».

Le nouveau guide de Nations Unies sur la protection de l’enfant présenté par le secrétaire Général en début de l’année 2020, a, selon l’ambassadeur Abarry souligné « la nécessité d’intégrer la protection de l’enfant dans le processus de la paix et cela d’une manière systématique. Cela aidera  à réduire significativement sinon éradiquer les violations l’encontre des enfants et de  poser les bases de leur réintégration dans les familles et les communautés », tout en ajoutant à son avis que « l’échelle alarmante de la  violence contre les enfants requiert une réponse appropriée et durable. Dans la région du Sahel, le nombre d’écoles fermées a sextuplé notamment au Burkina Faso, Mali et Niger. Les groupes terroristes responsables de cette situation continuent d’utiliser les enfants, spécialement les filles dans les attaques suicides dans la région du  bassin du Lac Tchad ».

Au terme de son allocution Abarry rappelle que «  à cela s’ajoute les violences sexuelles qui sont également rapportées. Pour tous ces enfants en détresse qui ont perdus leurs droits fondamentaux, il est nécessaire de créer les conditions d’un soutien psychologique durable et un accompagnement approprié administré par de conseillers et experts  en matière de protection des enfants. C’est pourquoi, le Niger soutient le renforcement des capacités de  protection de l’enfant dans toutes les opérations de maintien de la paix des Nations Unies ».  

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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