Le ministre de la Santé Publique, M. Idi Illiassou Maïnassara et la Représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr Anya Blanche Philomène Melanga ont conjointement animé, une conférence de presse le lundi 03 février 2020, pour informer le public sur les dangers du nouveau virus mortel du coronavirus responsable d’infections respiratoires aigües. Cette épidémie apparue en Chine il y a quelques semaines et qui risque d’affecter d’autres régions du monde. En plus des dangers, les deux personnalités se sont également appesanties sur les mesures prises par l’Etat et ses partenaires pour protéger la population.
Il ressort de cette conférence de presse que le coronavirus est une maladie très contagieuse qui se transmet à une personne par contact avec les sécrétions nasales et les gouttelettes de salive émises par la toux ou les éternuements d’une personne malade. Cette maladie se manifeste comme la grippe ordinaire, par une fièvre accompagnée de mal de gorge, de toux, de difficultés respiratoires, d’écoulement nasal, de fatigue intense, de maux de tête et de douleurs musculaires.
Selon les statistiques de l’OMS, à la date du 2 Février 2020, vingt-trois (23) autres pays que la Chine sont touchés par l’épidémie, mais aucun pays Africain n’a notifié de cas. Au total 425 morts et 20 400 personnes contaminées ont été notifiés à l’OMS. Parmi ces cas on dénombre plus de 20 000 cas provenant de la Chine et 146 cas en dehors de ce pays.
Pour le cas du Niger qui se trouve à des milliers de kilomètres de la chine, « aucun cas n’a été notifié. Cependant, au vu des échanges inter pays et les mouvements importants de populations, le risque est élevé. Le risque d’introduction du virus réside essentiellement au niveau des aéroports », a déclaré le ministre de la Santé qui assure que des mesures ont été prises par le Niger au niveau des aéroports internationaux, en particulier l’Aéroport International Diori Hamani de Niamey qui est la principale porte d’entrée du pays. Il a par la suite invité la population à la sérénité et préconisé les mesures pour se protéger et protéger leurs proches.
Les précautions à observer consistent fondamentalement à se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon ou les nettoyer avec des désinfectants ou à d’alcool. Lorsque la personne tousse ou éternue, elle doit couvrir sa bouche et son nez avec un mouchoir en papier ou une main, elle jette le mouchoir immédiatement et de se laver soigneusement les mains. Il est aussi recommandé d’éviter tout contact étroit avec une personne qui a de la fièvre et qui tousse provenant des zones en épidémie. La personne qui a de la fièvre, de la toux ou des difficultés à respirer doit consulter immédiatement un médecin et informer son prestataire de soins de tout l’historique de voyages récent ou de la visite d’un voyageur venant des zones d’épidémie. Il est conseillé d’éviter à tout moment de manger de la viande crue ou insuffisamment cuite. La viande crue, le lait ou les organes des animaux doivent être manipulés avec précaution afin d’éviter toute contamination croisée avec des aliments non cuits.
Concernant les aéroports, le ministre rassure que « ces mesures visent principalement la sensibilisation des voyageurs et de tous les travailleurs de l’aéroport sur le renforcement des règles d’hygiène, la détection précoce des cas et leur orientation vers un centre de prise en charge dédié à cet effet au niveau de l’Hôpital Général de Référence. Ainsi, un système de transport sécurisé des cas suspects en urgence de l’aéroport jusqu’au service de prise en charge a été mis en place ».
« Le Niger doit continuer de renforcer son état de préparation aux situations d’urgence sanitaire, conformément au Règlement sanitaire international (2005) », déclare le Dr Anya Blanche Philomène Melanga, représentante pays de l’OMS au Niger. Elle précise que l’épidémie a été déclarée ‘’Urgence de Santé Publique de Portée Internationale’’ par l’OMS qui a recommandé à tous les pays de renforcer leur système de surveillance pour une détection précoce des cas ainsi que des mesures à respecter pour une protection individuelle et collective et doivent renforcer leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS), à examiner attentivement toute présentation inhabituelle des cas d’IRAS ou de pneumonie et à informer l’OMS de tout cas présumé ou confirmé d’infection par le coronavirus.
Almoustapha Danguida pour Niameyinfo