Après l’hécatombe des stars de la discipline, notamment l’Ivoirienne Marie Josée Ta Lou, forfait pour blessure et la Nigériane Blessing Okagbaré, disqualifiée, elle était l’une des seules chances de médailles africaines de l’épreuve des 200 mètres aux Mondiaux de Doha. Après sa brillante qualification en série, la Nigérienne Aminatou Seyni n’ira pourtant pas plus loin que les demi-finales, éliminée ce 1er octobre après une course où elle aura tout donné.
Avec un chrono de 22’’77, Aminatou Seyni arrête son aventure au Qatari en demi-finale. La jeune sprinteuse nigérienne aura pourtant marqué les esprits et se présente désormais comme l’une des valeurs sûres de l’athlétisme africain voire mondial. Il faut dire que sa performance lors des séries en a impressionné plus d’un. Au lendemain du 30 octobre, où elle a terminé en tête en claquant un chrono de 22’’58 sur les 200m, qui n’est pourtant pas sa distance de prédilection, son visage a barré la Une de tous les journaux spécialisés. Elle a établi au passage, un nouveau record du Niger.
En effet Aminatou Seyni est une spécialiste du 400m et c’est sur cette distance qu’elle était attendue à ces Mondiaux de Doha après sa médaille de Bronze au meeting de Lausanne. Mais en raison des nouveaux règlements de l’IAAF sur les hyperandrogènes, qui interdit les épreuves du 400m au mile, aux athlètes présentant un trop fort taux de testostérone, la Nigérienne a été obligé d’opter pour le 200m.
« Je suis obligée à ça, c’est le nouveau règlement, c’est injuste, mais ça me va quand même. On m’a interdit mais bientôt je serais plus forte », confiait –t-elle à son arrivée à Doha. Une force de caractère qui lui a permis de dominer son sujet lors des séries mais qui aura été insuffisante lors de la demi-finale. Aminatou Seyni ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Celle qui intègrera dès l’année prochaine le Centre de Haut Niveau de l’IAAF installé à Dakar, a déjà le regard tourné vers les JO de 2020 à Tokyo pour lesquels elle compte se préparer au mieux. Elle compte pour cela sur le soutien de sa fédération mais aussi sur celles des autorités nigériennes. Des stages de formations dans l’Hexagone et la participation aux différents meetings d’athlétisme à travers le monde, contribueraient effectivement à ce qu’elle soit à 100% sur ma ligne de départ à Tokyo.
Waliyullah Tajudeen pour Niameyinfo.