Mini-Portrait de l’artiste plasticien Abder Raouf Garba : « l’art pour éduquer et sensibiliser »

Niameyinfo propose désormais à ses lecteurs d’aller à la découverte de jeunes artistes Nigériens qui rayonnent de par leur talent tant localement que sur la scène internationale. Pour ce premier numéro nous nous intéressons à  l’artiste plasticien Abder Raouf Garba plus connu sous sa signature  « Aroof ».

Artiste pluridisciplinaire, celui dont le prénom signifie « Serviteur de Dieu » en arabe, est aujourd’hui un serviteur de la nation. Ses tableaux et créations ornent de nombreux bureaux et les domiciles de particuliers à travers le pays et au-delà. Abder Raouf Garba vit et travaille à Niamey. Pour pleinement exprimer son art et faire jaillir sa créativité, il a choisi de s’installer dans un des quartiers les plus calmes de la capitale, loin des modes et des influences.

Abder Raouf, la trentaine qui se singularise par son regard malicieux, sa voix douce piquetée de justes colères, est un artiste touche-à- tout parce que tout le touche, « on ne peut s’inspirer que de ce qu’on voit, alors je suis inspiré par tout ce qui m’entoure » a-t-il affirmé.

Artiste à part entière et entièrement à part, « Aroof » a dès son tendre âge été un passionné de ce si riche univers artistique. « Depuis mes cinq (5) ans, j’étais vraiment un adepte de l’art, j’essayais de reproduire tout ce que je voyais » confie-t-il.

Avec le temps le talent s’est développé par l’expérience, ce qui lui a permis d’ailleurs de réaliser un grand nombre de ventes, « depuis 2008 je vends des tableaux. Beaucoup plus d’une cinquantaine et le plus souvent des portraits » souligne Abder Raouf Garba. Notons que l’artiste a été autodidacte jusqu’en 2007, ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer la prestigieuse Ecole Nationale des Beaux-Arts à Dakar en qualité d’élève-professeur et d’y être au final, professeur d’art plastique.

Le jeune talent a eu a participé à un certain nombre d’expositions collectives, tel que le FESMAN (Festival Mondial des Arts Nègres), la biennale de Dakar (DAK’ART), dans certaines mairies, la galerie nationale de Dakar la place du souvenir à Dakar. Au Niger, Abder Raouf Garba a eu à exposer au Centre Culturel Franco-Nigérien Jean Rouch, à l’espace Tréteau et plusieurs ateliers à l’AISN (American International School of Niamey).

Il convoque toutes sortes de techniques et de matériels pour ces travaux : l’abstrait côtoie le réalisme et le fantastique, le crayonnage et la peinture, les murs et les métaux, les toiles et les papiers. Chaque élément à son répondant, nul objet n’est esseulé et tous font chorus : objet, images textes, peinture etc.  Il ne se préoccupe pas de savoir si son geste ressort de l’art ou pas car la vraie création ne se soucie pas d’être ou de ne pas être de l’art.

Chaque œuvre de M. Abder ne serait que la métaphore d’un monde réconcilié, expurgé de tout conflit. Il croit fermement au fait que la peinture peut changer l’Homme, car comme il l’a expliqué à Niameyinfo, « les œuvres que j’ai réalisées invitent le public à entrer dans un nouveau monde, un monde meilleur, elles ont pour vocation d’éduquer, de sensibiliser, d’éveiller les esprits ». 

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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