La nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2026 a été marquée par des incidents des tirs nourris à Niamey, notamment près de la base 101, à proximité de l’aéroport. Dans l’heure qui a suivi, les réseaux sociaux se sont emballés : certains évoquaient une tentative de coup d’État, d’autres un règlement de comptes entre militaires. Le ministère de la Défense a rapidement recadré les faits, attribuant les tirs à un groupe de soldats « en rupture avec le règlement militaire », qui aurait tenté de séquestrer des camarades à la base 101 avant que les forces de sécurité ne reprennent le contrôle de la situation.
Mais ces incidents ont fait naitre la désinformation. En effet, une rumeur a d’abord visé le haut commandement de la Garde nationale, affirmant que son chef, le colonel-major Ahmed Sidian, aurait fait défection ou démissionné. L’institution a formellement démenti ces allégations le 30 août, les qualifiant de « tentative d’intoxication », et assuré que le colonel-major restait pleinement en fonction.

L’accusation s’est ensuite déplacée : c’est cette fois le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale qui a été présenté, sur les réseaux, comme impliqué dans les incidents de Niamey. Dans un communiqué du 30 août, l’institution a catégoriquement démenti toute implication, réaffirmant sa loyauté aux institutions républicaines et mettant en garde les auteurs de fausses informations contre des poursuites judiciaires.

Ce basculement d’une rumeur à l’autre, en l’espace de quelques heures, illustre l’ampleur de la désinformation qui a entouré cet épisode. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie a appelé au calme, tandis que l’AES a condamné les militaires mutins.
Au final, les versions officielles convergent : une mutinerie localisée, rapidement maîtrisée, et deux institutions distinctes injustement mises en cause.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.



