Il en a fallu de peu pour que les secteurs du transport de marchandises et du transport routier connaissent une paralysie au Niger. Victimes de tracasseries routières notamment la perception de faux frais, un mot d’ordre de grève de 5 jours qui devait prendre effet à compter de ce mardi 15 jusqu’au 19 mars a été lancé. Il a été levé de justesse. Un protocole d’accord a été signé le samedi 12 mars dernier entre le Ministère des Transports et le Collectif des Syndicats Nationaux des Transporteurs des Marchandises et Conducteurs Routiers du Niger.
Il a fallu quatre (4) jours de discussions intenses autour de la plateforme revendicative des Syndicats des Marchandises et Conducteurs routiers du Niger, pour qu’un terrain d’entente soit trouvé. C’est tard dans la soirée du samedi 12 mars qu’un protocole d’accord a été paraphé par les deux parties.
Au rang des griefs soulevés par les syndicats, figurent notamment le non-respect des textes réglementant le transport au Niger ; la violation des accords signés entre les Syndicats Nationaux des Transporteurs Marchandises, les Conducteurs Routiers du Niger et le Gouvernement du Niger ; le non-respect des accords bilatéraux en vigueur dans la sous- région ; le non-respect par certains pays de la sous-région du Règlement 14 de l’UEMOA, relatif à la charge à l’essieu au niveau des postes de pesages (problèmes de péage et de pesage) et les tracasseries routières sur toute l’étendue du territoire du Niger à savoir la perception de faux frais par les agents chargés du contrôle routier.
C’est autour de ces différents points que le gouvernement représenté par le Ministre des Transports, M. Oumarou Malam Alma, s’est engagé à apporter des solution idoines et pérennes. Dès ce lundi 14 mars, la question de la réglementation de l’accès, la circulation et le stationnement des véhicules ou ensemble de véhicules dans la Communauté Urbaine de Niamey, a été prise en compte. En outre, deux (02) représentants du Collectif ont été intégrés dans le comité chargé du suivi de la plateforme revendicative de l’Organisation Patronale des Gares Modernes du Niger (OPGM). Ce dernier a notamment pour mission de régler définitivement le problème de tracasseries routières.
Au sortir desdites discussions, le représentant du gouvernement a marqué son satisfecit : « Je ne peux que me réjouir des résultats auxquels nous sommes aboutis. Cet accord résulte de longs, intenses et francs échanges et négociations, avec pour objectifs l’amélioration des conditions de transport au Niger », a indiqué M. Alma Oumarou.
Waliyullah Tajudeen pour niameyinfo.