La capitale burkinabè, Ouagadougou, accueille depuis le 16 avril 2026 la première réunion ordinaire du Comité des Chefs d’État-Major de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette rencontre stratégique, qui se poursuit jusqu’au 17 avril, marque une étape décisive dans la consolidation de la coopération militaire entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Au cœur des discussions figure l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES, un dispositif ambitieux fort de 15 000 soldats. Cette force conjointe a pour objectif de renforcer la sécurité dans l’espace sahélien et de lutter efficacement contre les menaces terroristes. Les travaux s’appuient sur les recommandations des experts militaires, réunis du 7 au 15 avril, dont les conclusions sont soumises à validation.
Présidant les échanges, le général de brigade Moussa Diallo a souligné l’importance des décisions attendues, qui auront un impact direct sur les opérations sur le terrain. Les discussions portent notamment sur les règles d’engagement, l’organisation du commandement et les moyens logistiques nécessaires.
Par ailleurs, la mise en place d’un état-major conjoint à Niamey illustre la volonté des États membres de renforcer la coordination militaire. Face aux attentes pressantes des populations, les autorités affichent une détermination ferme à transformer leurs engagements en actions concrètes.

Le message de l’alliance est sans équivoque : toute menace contre l’espace AES fera face à une réponse collective.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
