Le vendredi 9 janvier 2021, les étudiants nigériens à l’Université de Zinder se sont exprimés lors d’un point de presse, sur la situation sociopolitique nationale et internationale ainsi que sur la situation interne de cette organisation.
Dans un premier temps, les étudiants « zindérois » se sont intéressés à l’actualité politique américaine. Ils ont notamment condamné fermement la prise d’assaut du Capitole par les partisans du Président sortant le 6 janvier 2021, qui « s’est transformée en scène de chaos ».
Le Comité exécutif de l’Union des étudiants nigériens à l’Université de Zinder (UENUZ) s’est ensuite prononcé sur le processus électoral en cours au Niger et a dénoncé, « les pratiques et les comportements peu orthodoxes de certains politiciens dans le déroulement du processus électoral qui se traduisent par l’achat de conscience, le bourrage des urnes, les prises d’otages et les menaces perpétrées à l’endroit des responsables des bureaux de vote ».
Suite aux attaques lâches et abominables qui ont été signalées dans les villages de Tchombangou, Zaroumadarèye, et Toumour, le comité exécutif déplore amèrement « l’accroissement des attaques terroristes sur le territoire nigérien et interpelle le gouvernement pour sa nonchalance face à la détérioration du système sécuritaire exposant des milliers de nigériens à la merci des malfaiteurs ».
Outre cette situation malheureuse, le Comité exécutif de l’UENUZ a dans sa déclaration indiqué qu’il s’inquiète de « la recrudescence de la Covid-19 à travers le monde faisant près de deux Millions de victimes dont plus de trois mille cas au Niger avec 119 décès ».
Au terme de sa déclaration, le Comité exécutif, sur le plan académique, s’est plutôt réjoui de « la reprise académique dans les Universités publiques et les mesures salutaires prises par le gouvernement afin de permettre la continuité des activités » avant d’exiger néanmoins du gouvernement « la clôture de l’Université de Zinder, la construction des salles de cours et des dortoirs pour décongestionner les infrastructures existantes et le paiement de la troisième tranche de bourse des mois d’Avril, Mai et Juin 2020. Un ultimatum de 10 jours est lancé aux autorités pour que leurs revendications soient examinées et solutionnées dans les plus brefs délais ».
Akiné Fatouma pour niameyinfo.