Ce lundi 17 Aout 2020 a marqué le début des examens du BACCALAUREAT session 2020. 71.980 candidats ont été dûment inscrits et composeront pour l’obtention de leur diplôme sur l’ensemble du territoire national.
Ils sont au total 71.980 candidats dont 38,6% de filles pour les différentes séries et spécialités du Baccalauréat.
Après des mois de cours et des semaines de révision, ce malgré la suspension des cours du à la COVID-19 pour une durée de 2mois les élèves sont jaugés à compter de ce lundi.
Dans son message diffusé le 16 août, veille du démarrage des examens, le Ministre en charge des enseignements supérieurs, de la recherche et de l’innovation M. Yahouza Sadissou a déclaré : « la session 2020 du baccalauréat revêt un caractère particulier, à ce sens qu’elle intervient au mois d’aout et est organisé par l’Office du Baccalauréat du Niger (OBN). Pour assurer une bonne organisation de cette session sur instruction du 1erministre chef du gouvernement mon département ministériel de concert avec celui des finances ont pris toutes les dispositions en dotant l’OBN des ressources conséquentes ». Notons que le nombre de candidats au BAC est en croissance vertigineuse 15.833 en 2010 ; 38.042 en 2015 ce qui implique que l’OBN n’aura pas la besogne facile.
Notons que depuis un certain temps l’on assiste à un phénomène qui décrédibilise le 1er diplôme universitaire : les fuites d’épreuves ! C’est ce qui a motivé une sortie de la HALCIA peut avant le démarrage des épreuves. En effet, après avoir fait observer que « la corruption en milieu scolaire constitue une grave menace pour le système éducatif de notre pays », avec notamment une perception de plus de 78%, la HALCIA a demandé aux candidats de ne pas être « auteur, co-auteur ou complice de cette descente aux enfers de l’école nigérienne ». En plus des candidats, la HALCIA a aussi tenu à rappeler aux parents d’élèves, correcteurs, surveillants, membres des jurys et autres acteurs impliqués dans l’organisation des examens du Baccalauréat Session 2020 les dispositions de la loi déterminant et réprimant les fraudes aux examens et concours.
Ces fraudes, tout comme leurs tentatives, note-t-on, constituent un délit puni d’un emprisonnement de un (1) mois à trois (3) ans et d’une amende de cent (100.000) mille à cinq cent (500.000) mille francs, ou de l’une de ces deux peines seulement.
W.T. pour niameyinfo.