Le SYNACEB, Syndicat National des Agents Contractuels de l’Enseignement de Base ne compte pas en rester là suite à la dispersion manu militari de son Assemblée générale le 17 janvier dernier. C’est devant la justice que le regroupement d’enseignants a porté l’affaire afin que la Police nationale réponde de ce qu’elle considère comme un abus de pouvoir.
« Suite à la dispersion de l’Assemblée Générale du 17 janvier par des éléments de la police. Le BEN SYNACEB a déposé une plainte ce matin devant le Procureur de la République contre la police nationale pour entrave aux libertés syndicales reconnues par les conventions internationales et la Constitution du Niger. La police doit nous protéger et non pas être utilisée uniquement pour réprimer. Que le droit soit dit », a insisté le Secrétaire Général du SYNACEB, Moukaïla Halidou qui était face aux médias après le dépôt de la plainte.
En effet, le Syndicat National des Agents Contractuels de l’Enseignement de Base (SYNACEB), était en Assemblée Générale le vendredi 17 janvier dernier à la Maison des Jeunes et de la culture Djado Sékou lorsque les éléments de la police ont y fait irruption. S’en est suivi des courses poursuites et des coups de matraques pour disperser les militants du SYNACEB qui ont été dispersés sans ménagement et prier de libérer les lieux.
Une attitude indigne d’une police républicaine, déplore l’Etat-major du SYNACEB qui s’est saisi du tribunal de grande instance hors classe de Niamey pour trancher. Cette nouvelle tension survient alors même que le SNECS et le ministre de tutelle sont à couteaux tirés concernant les revendications des enseignants du supérieur. Ces derniers ont lancé une grève d’un mois que l’exécutif juge illégale et infondée.
Almoustapha Danguida pour niameyinfo.