Dans le cadre de l’important projet de construction d’un pipeline entre le Niger et le Bénin, des experts des deux pays se sont retrouvés la semaine dernière, pour asseoir un cadre juridique devant servir de soubassement à sa mise en œuvre.
Pour rappel, les autorités nigériennes et béninoises ont conjointement signé un accord le 23 janvier 2019 à Niamey relatif au projet de construction du pipeline export Niger-Bénin dont les démarrages des travaux sont prévus en début 2020 en vue de sa mise en service en Janvier 2022. Soit deux années d’exécution. Long de 1 982 km, dont 1 298 km au Niger et 684 km au Bénin, il sera construit par la China National Petroleum Corporation (CNPC). Ayant à son actif Agadem et SORAZ, le Niger ambitionne avec ce nouvel ouvrage de conséquemment multiplier ses exportations en matière d’hydrocarbures en 2022.
Ce projet bilatéral ratifié et autorisé par les autorités des pays ne peut aboutir sans un cadre légal et formel bien défini. D’où l’initiative des deux gouvernements d’instituer un groupe de travail chargé, sous la conduite du ministre de l’eau et des mines du Bénin, d’élaborer l’avant-projet de la loi relative au projet de pipeline d’exportation Niger-Bénin. Lequel sera soumis à la Représentation nationale pour étude et approbation. Les experts se sont réunis le mercredi 27 Novembre 2019 pour la création de ce cadre juridique, un avant-projet de 50 dispositions juridiques pour légaliser et donner des directives à l’exécution des travaux.
Ce projet de lois qui était en examen au cours d’un atelier de validation, permettra aux experts d’harmoniser le contenu du document qui sera transmis à l’Assemblée nationale pour adoption. Ce n’est qu’après ce processus que le projet pipeline export Niger-Bénin sera doté d’un cadre juridique, en prélude au démarrage des travaux.
Almoustapha Danguida pour Niameyinfo.