Sous la houlette du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale, du Centre Incubateur des PME au Niger (CIPMEN) et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), une Foire de l’Emploi est organisée les 02 et 03 mars prochain à Tahoua (554 km de Niamey). Cet évènement qui se veut le plus grand rassemblement dédié à l’emploi et aux affaires au Niger, veut faire le pont entre les demandeurs d’emploi et les employeurs.
Plus de 200 exposants et près de 2000 visiteurs sont attendus les 02 et 03 mars prochains sur le site de l’Université de Tahoua pour la 1ère édition de la Foire de l’Emploi. Elle est organisée par le CIPMEN, dans le cadre d’un programme implémenté par l’OIM et soutenu par l’UE. Des chercheurs d’emploi, des employeurs mais aussi des entrepreneurs venus de tout le pays, des membres de la diaspora désireux d’investir au Niger, des experts en affaires juridiques, en appui à la création d’entreprises, en appui en recherche d’emploi, les grandes entreprises nigériennes et principaux recruteurs du pays, seront à ce grand-rendez consacré aux opportunités d’affaires et aux carrières. L’objectif des organisateurs est de mettre en relation directe tous ces acteurs.
Pour meubler la Foire de l’Emploi Tahoua 2019 (FET 2019), diverses activités sont prévues : des ateliers, des séances de formation, des rencontres B2B et des entretiens d’embauche. Elles permettront de renforcer l’employabilité des jeunes, de susciter l’esprit entrepreneurial et de mieux cerner le marché du travail. Un jeu-concours qui servira à désigner « le Meilleur commercial » et la « Meilleure innovation de la Foire » ainsi qu’une soirée culturelle sont également au menu.
Notons que cette initiative du CIPMEN et de l’OIM entend être une piste de solution au regard de la situation de l’emploi très peu reluisante au Niger. Chaque année, quelques 50 000 nouveaux diplômés arrivent sur le marché de l’emploi où 32% de la population active est en chômage ou en sous-emploi, selon un rapport publié fin 2018 par le Ministère de l’emploi. Ce dernier impute cet état de chose à la croissance démographique très forte, à l’inadéquation entre les formations reçues et les besoins réels des entreprises ou encore à la faiblesse du tissu économique.
Waliyullah Tajudeen pour Niameyinfo.