Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a franchi ce jeudi 11 décembre 2025 une étape historique. Il a reçu une délégation ministérielle de haut niveau venue finaliser l’opérationnalisation de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).
Conduite par le Ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, la délégation regroupait le Premier Ministre nigérien et Ministre des Finances, Ali Lamine Zeine, et le Ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo. Ils étaient réunis à Bamako pour donner naissance effective à l’institution financière de l’Alliance.
La signature des statuts marque la création officielle
L’audience de cet après-midi avait pour objectif d’obtenir les orientations finales du Chef de l’État pour lancer officiellement la nouvelle institution. Selon le Ministre burkinabè Aboubakar Nacanabo, porte-parole de la délégation, les travaux ont abouti à une étape structurante : « Ce matin, nous avons travaillé à valider les statuts de la banque. Nous avons procédé à la signature des statuts, ce qui marque la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement ».
Un levier stratégique pour l’intégration et la souveraineté
La BCID-AES se positionne comme un levier essentiel pour réduire la dépendance financière extérieure et financer des projets hautement prioritaires pour les trois États. Elle aura vocation à mobiliser des ressources souveraines pour financer des projets structurants autour de :
-Les infrastructures (routières et désenclavement).
-L’agriculture et la sécurité alimentaire.
-L’énergie et les interconnexions régionales.
Le Ministre Nacanabo a précisé : « Grâce à cette banque, nous allons pouvoir réaliser des projets structurants au profit de nos populations. Les orientations étaient claires : des projets impactants, qui nous permettent de rester sur la ligne de la souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État ».Le capital social a déjà été validé par le Conseil des Gouverneurs, avec une partie déjà libérée par les États fondateurs.
L’institution sera alimentée durablement par un prélèvement confédéral. La prochaine étape sera la nomination de ses dirigeants, après quoi la BCID-AES pourra lever des financements additionnels pour amplifier sa capacité d’investissement et accompagner les projets publics et privés adossés aux priorités nationales.
Malijet.

