L’ancien Président sénégalais Macky Sall est officiellement entré dans la course au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Sa candidature a été formellement enregistrée à New York, selon plusieurs médias internationaux et africains.
D’après l’agence britannique Reuters, la notification officielle a été transmise le 2 mars par le Burundi, conformément aux règles de l’ONU qui exigent qu’un État membre parraine toute candidature. Cette étape marque l’ouverture du processus de consultations en vue de la succession de l’actuel Secrétaire général, António Guterres, dont le mandat doit s’achever le 31 décembre 2026.
Selon des médias sénégalais, dont Seneweb et PressAfrik, le dossier a été déposé au siège des Nations unies par le président burundais Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA). Cette démarche traduit le soutien institutionnel de l’organisation continentale à l’ancien chef de l’État sénégalais.
La compétition s’annonce ouverte. L’Argentin Rafael Grossi, Directeur Général de l’Agence internationale de l’énergie atomique depuis 2019, a été proposé par l’Argentine le 26 novembre 2025 et avait indiqué à Reuters, le 3 septembre, son intention de briguer le poste.
L’ancienne Présidente chilienne Michelle Bachelet a, pour sa part, été désignée candidate le 2 février par le Chili, le Brésil et le Mexique. Elle a notamment occupé les fonctions de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (2018-2022) et de Directrice exécutive d’ONU Femmes (2010-2013).
De son côté, le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, a annoncé que l’ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, actuellement secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), porterait les couleurs de son pays.
La procédure de désignation prévoit que le Conseil de sécurité des Nations unies recommande un candidat à l’Assemblée générale des Nations unies, qui procède ensuite à la nomination formelle. D’ici là, des auditions publiques et des consultations diplomatiques doivent se tenir entre les États membres.
Au Sénégal, la candidature de Macky Sall suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique et de l’opinion publique, selon plusieurs médias locaux.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
