Dans un courrier adressé le 30 octobre dernier au Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, trois organisations à savoir l’Association Nigérienne des Centres, Ecoles et Instituts Professionnels et Techniques (ANCEIPT) ; l’Organisation Patronale des Grandes Ecoles du Niger (OPAGEN) et l’Union Nationale des Institutions Privées d’Enseignement du Niger (UNIPEN), ont interpellé le membre du Gouvernement sur l’accumulation de plusieurs années consécutives d’arriérés des frais de scolarité des élèves boursiers de l’Etat. A compter de ce jeudi 4 novembre si aucune mesure n’est prise, ces derniers, seront mis à la porte de de ces différents établissements, ont fait savoir les signataires de la lettre.
Depuis maintenant plusieurs années les responsables d’institutions privées d’Enseignement supérieur où sont inscrits des boursiers de l’Etat, doivent hausser le ton pour rentrer dans leur droit. C’est encore le cas pour cette année académique 2021-2022 alors que la facture s’alourdit chez leur débiteur, l’Etat. Dans le courrier parvenu au Ministre de l’Enseignant Technique et Professionnel, les responsables desdites associations réclament des frais de scolarité au titre des années académiques : 2017-2018, 2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021. Il faut savoir que l’Etat verse à ces écoles et instituts privés, des frais symboliques de 200 000 FCFA par an par Etudiant boursier du premier Cycle et pour ceux du Second Cycle, la bourse annuelle versée est de 500 000 FCFA. Sauf que, comme le révèle le courrier des responsables d’écoles et institut, plus le moindre pécule ne leur a été versé depuis des années. Rappelons que pour la seule année académique 2015-2016, qui a entre temps été soldée, le préjudice s’élevait à 1.236 millions. On s’imagine donc que l’ardoise de l’Etat s’est encore alourdie ces dernières années.
Insupportable pour les responsables d’établissements qui font face à de nombreuses charges. Conséquence dans leur lettre du 30 octobre dernier, ils ont donné un ultimatum à l’Etat : « Nous plaidons pour que ces frais nous soient versés au plus tard le mercredi 3 novembre 2021. Passé ce délai, Monsieur le Ministre, les Institutions Privées d’Enseignement Supérieur seront dans l’obligation de suspendre les étudiants boursiers de l’Etat et de leur interdire de ce fait, l’accès aux différents services académiques et administratifs à compter du jeudi 4 novembre 2021 à 8 h 00. ».
Aux dernières nouvelles, la situation n’a pas évolué d’un iota et ces élèves boursiers sont en passe donc de se retrouver à la rue. A moins que le Chef de l’Etat qui a mis l’Education et la bonne entente avec les associations de la société civile au cœur de son action, n’intervienne personnellement pour la décanter. L’avenir de milliers de jeunes étudiants en dépens.
Waliyullah Tajudeen pour niameyinfo.