Trois (3) jours après l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, les nigériens et nigériennes sont toujours en attente des résultats finaux. La Commission Electorale Indépendante poursuit la proclamation des résultats au compte-goutte à travers les medias. Seulement un quart des communes du pays a été dépouillé. « Coup ko » ? « Second tour » ?, impossible de tirer pour le moment une conclusion des scores réalisés. Sur les réseaux sociaux de l’impatience se fait de plus en plus ressentir. Faut-il rester angoissé en attendant les résultats finaux ?
Sur Facebook, des commentaires tels que « Lenteur. Lenteur. 4 jours après les élections. Où est passée l’expérience du Niger ? », Ou même encore « …toute cette lenteur ? Ou bien le coup KO s’annonce impossible quelques soit les astuces et fraudes utilisées ? », peuvent être lus. Pour justifier la lenteur du processus, un membre de la CENI souligne que « c’est long mais ce n’est pas inhabituel. Ça a toujours été comme ça mais les gens oublient… ». La température est plutôt en mode « angoisse » sur les réseaux sociaux.
Il peut être pensé que bien attendre implique de ne pas avoir d’émotions négatives. Mais ne pas passer par ce processus intellectuels fait qu’on est moins bien préparé à recevoir une mauvaise nouvelle. En effet, selon une étude publiée dans la revue Emotion « les individus qui sont particulièrement angoissés pendant les périodes d’attente réagissent mieux quand une mauvaise nouvelle arrive ». Au final, imaginer le pire c’est se faire du bien.
Pour la gestalt-thérapie, un courant de la psychologie qui s’intéresse au lien entre les personnes et leur environnement « une grande impatience reflète souvent une volonté de vouloir tout maitriser, tout contrôler » ; or dans cette période d’attente post-électorale, les nigériens n’ont plus grandes influences sur les choses. Les votes sont déjà effectués, et le destin du Niger se trouve dans le dépouillement de ses bulletins.
En attendant, il est conseillé de partager des messages de paix et une non incitation à la violence.
Peu importe le résultat, le Niger sortira grand de cette aventure, car comme l’a souligné le président sortant, Mahamadou Issoufou, après avoir voté à l’hôtel de ville de Niamey : « Quel que soit le vainqueur, la victoire appartiendra au peuple nigérien. C’est un jour spécial pour le Niger qui va connaitre pour la première fois de son histoire une alternance démocratique ».
A.F. pour niameyinfo.