Les prix des céréales ont enregistré une diminution modérée sur les marchés, selon les données de la semaine du Mercredi 31 décembre au Mardi 06 janvier 2026, rapportées par le Système D’informations sur les Marchés Agricoles (SIMA).
Au cours de la première semaine de 2026, les marchés céréaliers ont enregistré une double tendance. D’une part, une légère baisse hebdomadaire a été observée pour les céréales locales, avec un recul de 1 % pour le mil et de 2 % pour le sorgho, reflétant une offre nationale bien fournie, soutenue par les nouvelles récoltes et le stockage des productions saisonnières, qui amplifient la disponibilité de ces produits sur l’ensemble du territoire.
D’autre part, les prix du maïs et du riz importé sont restés relativement stables, traduisant une couverture suffisante de la demande et l’effet d’une structuration plus efficace des circuits d’approvisionnement, qui a contribué à limiter les hausses liées aux contraintes logistiques pour les produits importés.
Sur une base annuelle, les prix des principales céréales enregistrent des baisses spectaculaires : –31 % pour le mil, –34% pour le sorgho, –39% pour le maïs et –28% pour le riz importé.
Au cours de la semaine analysée, le mil affiche une légère baisse de 1% de son prix moyen, le sac de 100 kg passant de 20 425 FCFA à 20 157 FCFA. Cette évolution traduit un marché globalement satisfaisant, soutenu par une offre relativement abondante, issue des récentes récoltes, dans un contexte où la demande commerciale et institutionnelle demeure modérée, limitant ainsi toute pression haussière significative sur les prix.
Sur le plan spatial, l’analyse révèle des disparités régionales importantes, liées aux différences de disponibilité locale, à l’intensité de la demande et aux coûts logistiques, particulièrement dans les zones enclavées. A titre d’exemple, le sac de 100 kg de mil se négocie autour de 40 000 FCFA à Iférouane, contre 12 800 FCFA à N’Guel-Kollo, caractérisée par une abondance relative de l’offre locale. Dans la capitale, Niamey, les marchés présentent des niveaux de prix globalement en baisse de 5 %, avec des ventes oscillant entre 18 000 et 21 500 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles, illustrant la stabilité et la fluidité des approvisionnements dans les principaux centres de consommation.
A l’instar du mil, le sorgho enregistre au cours de la semaine une baisse hebdomadaire de 2 %, le prix moyen national du sac de 100 kg s’établissant à 17 383 FCFA contre 17 804 FCFA la semaine précédente. Cette évolution traduit une offre globale non seulement satisfaisante, mais excédentaire sur certains marchés suivis, reflétant la disponibilité continue des productions locales. Cette évolution reflète un marché durablement bien approvisionné, soutenu par une meilleure fluidité des circuits de commercialisation et par une intégration spatiale plus efficace des marchés, contribuant à limiter les tensions saisonnières. L’analyse spatiale met toutefois en évidence des disparités régionales importantes, influencées par les contextes locaux de production, les préférences variétales et les contraintes logistiques. Dans les zones excédentaires, telles que N’Guel-Kollo, le sac de 100 kg se négocie autour de 10 000 FCFA, un niveau particulièrement bas expliqué par l’abondance de l’offre locale et les caractéristiques des variétés commercialisées. A l’inverse, dans les zones enclavées et structurellement déficitaires, comme Arlit, les prix peuvent atteindre 32 000 FCFA le sac de 100 kg, reflétant l’impact combiné de coûts de transport élevés et de flux d’approvisionnement insuffisants. Dans la capitale, Niamey, le marché du sorgho connaît une baisse hebdomadaire de 2 %, avec des prix oscillant entre 16 000 et 18 000 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles, confirmant la bonne couverture de la demande urbaine et la fluidité des circuits d’approvisionnement.
Au cours de la semaine analysée, le marché du maïs n’a enregistré aucune variation significative, le prix moyen du sac de 100 kg passant légèrement de 17 589 FCFA à 17 614 FCFA, reflétant un équilibre stable entre l’offre et la demande sur l’ensemble des marchés suivis. Cette contraction significative résulte d’une campagne agricole globalement satisfaisante, soutenue par un afflux important de récoltes et par la bonne articulation des circuits commerciaux nationaux et transfrontaliers, assurant une couverture efficace des besoins sur les marchés. L’analyse spatiale met toutefois en évidence des disparités régionales persistantes, étroitement corrélées au degré d’intégration des zones aux réseaux d’échanges. Dans les régions bien connectées aux circuits transfrontaliers, notamment Maradi et Dan Issa, la régularité des flux d’approvisionnement maintient les prix à des niveaux historiquement bas, autour de 11 500 FCFA le sac de 100 kg. À l’inverse, dans les zones enclavées et éloignées des principaux pays sources d’approvisionnement, telles qu’Agadez et Arlit, les contraintes logistiques et les coûts de transport élevés se traduisent par des prix nettement supérieurs, pouvant atteindre 30 000 FCFA le sac de 100 kg. Dans la capitale Niamey, les marchés du maïs affichent une baisse hebdomadaire de 4 %, avec des prix variant entre 16 000 et 16 500 FCFA le sac de 100 kg, illustrant une stabilité relative des approvisionnements urbains et la modération des prix sur les principaux circuits commerciaux.
A l’instar de la semaine précédente, le marché du riz importé se caractérise par une quasi stabilité du prix moyen national du sac de 25 kg, reflétant un équilibre globalement satisfaisant entre l’offre et la demande sur les marchés suivis. Le prix moyen évolue légèrement de 11 245 FCFA à 11 281 FCFA, confirmant l’absence de pressions significatives sur les prix. Cette stabilité s’explique par l’efficacité des mécanismes publics de régulation, combinée à une structuration adéquate et à la fluidité des circuits d’approvisionnement et logistiques.
L’analyse spatiale révèle néanmoins des écarts régionaux de prix, avec des niveaux oscillant entre 9 500 FCFA et 14 000 FCFA le sac de 25 kg. Ces différences reflètent principalement le degré d’accessibilité des zones, les coûts logistiques et le niveau d’organisation des circuits commerciaux locaux. Dans la capitale Niamey, le marché du riz importé connaît une hausse hebdomadaire de 4 %, le prix de vente variant entre 10 500 et 11 000 FCFA. Cette augmentation traduit une légère réduction des approvisionnements, liée à des contraintes logistiques temporaires, sans toutefois compromettre l’équilibre général du marché.
Source: anp.ne


