Niameyinfo
  • ACCUEIL
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SECURITE
  • SOCIÉTÉ
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SECURITE
  • SOCIÉTÉ
No Result
View All Result
Niameyinfo
No Result
View All Result

Niger/JIF : le 8 mars une journée en l’honneur des femmes ?

by Adam
mars 9, 2021
in AFRIQUE, NIGER, SOCIÉTÉ
0 0
0
0
SHARES
6
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

A l’instar des autres pays du monde, le Niger a « célébré » le lundi 8 mars 2021 la journée internationale des droits des femmes (JIF). Cette journée qui est sensée être consacrée à la mise au point par rapport à l’émancipation de la femme et à la revendication des droits non maintenus semble avoir pris une teinte plus folklorique. De messages comme ceux d’une « fête d’anniversaire » sont reçus par de nombreuses femmes ou publiés sur les réseaux sociaux ; sans compter qu’elle prend aussi une tournure commerciale avec la vente des pagnes et objets de publicités à cette occasion. Intéressons-nous plutôt aux revendications émises à cette occasion. Quelle est la réalité vécue par les femmes ? Quelles sont leurs difficultés ? leurs revendications ? Que pouvons-nous faire ?

En effet on observe une réelle confusion entre le 8 mars et d’autres journées qui sont célébrées dans l’année comme la fête des mères ou la saint-valentin, or la journée du 8 mars n’est pas une fête elle est entièrement dédiée à l’évaluation des étapes franchies en matière d’égalité hommes-femmes, mais également à la mise en exergue des obstacles dressés sur le chemin de l’émancipation féminine afin de les soumettre aux autorités concernées pour y répondre. Alors pour répondre à la question si le 08 mars est un jour en l’honneur des femmes ? on dira bien « non ! », c’est une journée pour rappeler le chemin qu’il reste à parcourir en matière d’égalité entre les sexes.

Chaque 8 mars, au Niger où la moitié de la population est féminine, on célèbre la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En théorie. Dans la pratique, par flemme, ignorance ou mauvaise volonté, beaucoup parlent de « journée des femmes », voire de « fête de la femme ». Une pratique qui cache bien l’essentiel de ce jour. « Tant que l’égalité n’est pas atteinte, le 8 mars continue d’être célébré. Il continue d’être célébré, par devoir de mémoire, car, la lutte des femmes pour leurs droits, c’est toute l’année. Car, l’égalité que nous prônons n’est pas tant une égalité numérique, mais, une égalité de conditions, une égalité de situation, une justice équitable, un mieux-être égalitaire pour tous, fille et garçons, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes » affirme avec détermination Mme Ousseini Hadizatou Yacouba, Présidente d’une organisation de femmes d’un parti politique nigérien, avant d’ajouter que «  nous ne voulons pas de fleurs, pas de cadeau, nous voulons des droits garantis et protégés : nous voulons l’égalité ».

Au Niger, l’égalité genre est en butte contre des nombreux défis dont le mariage précoce, les violences basées sur le genre, la pénibilité des tâches domestiques, l’illettrisme, les mutilations génitales, le poids des naissances, le faible accès aux services sociaux de base, le faible statut ou le déficit accès à la justice et leur participation en politique demeure assez limitée. En effet, la majeure partie de nos concitoyennes analphabètes pour la plupart, ignorent leurs droits et libertés. Le retard des femmes sur tous les plans est profond. Même quand on reconnaît le bien fondé et la nécessité. « Ce n’est pas demain que l’égalité va être consacrée. Car, tant qu’il y a encore des femmes qui courbent l’échine sous le poids des tâches domestiques, tant qu’il y a encore des filles qui ne sont pas scolarisées, le fossé va continuer à se creuser » poursuit Mme Ousseini Hadizatou Yacouba.

Avec cette tradition qui représente plus de 90 ans de lutte pour l’égalité, la justice, la paix, et le développement, on peut constater que depuis un moment, un niveau remarquable de mobilisation et de solidarité des femmes, a mis les réalités des abus de pouvoir sexistes et des souffrances inacceptables des femmes et des filles sur le devant de la scène sociopolitique mondiale. « S’il y a un domaine où l’égalité des chances est possible, s’il y a un domaine où une fille vaut un garçon et peut donc rendre les mêmes services à sa famille et à la société, c’est bien le domaine de la connaissance. Car, avec la connaissance, nous pouvons valablement lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, lutter contre les mariages et les grossesses précoces, lutter contre toutes les discriminations faites aux femmes et aux filles, un agenda de l’Internationale Socialiste des Femmes » a souligné Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger.

Rappelons que dans le cadre de son programme genre, le gouvernement de la 7ème république a aussi entrepris diverses initiatives dont la création d’un ministère spécifiquement chargé de la promotion des femmes et de la protection des enfants et l’adoption et la mise en œuvre de plusieurs lois et décrets genres sensibles. S’y ajoutent l’adhésion du Niger aux conventions africaines et internationales de la protection de la femme et de l’enfant et garantissant leur droit ; l’adoption de la loi réprimant les auteurs et les complices de la pratique des Mutilations Génitales féminines, l’adoption de la loi instituant un quota minimum dans les nominations et les représentations parlementaires, régionales et municipales, la loi d’orientation du système éducatif national.

Parlant de la situation de la pandémie actuelle de la covid-19 qui a gravement affecté la gente féminine  , le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant par intérim, Mohamed Boucha, a livré, le dimanche 7 mars 2021, un message dans lequel il a fait savoir que « le leadership féminin a pris un coup dur, car les femmes sont souvent confrontées à divers obstacles à savoir leur faible représentation au sein du Parlement » avant d’ajouter que « conscient de toutes ces difficultés,  les autorités de la 7éme République, accompagnées par les partenaires au développement, ont initié et entrepris des actions pour l’amélioration des conditions de vie et une pleine participation de la femme au processus de développement dont la révision, en 2019 de la loi instituant à titre transitoire le système de quota dans toutes les branches de la gestion de l’Etat ». Dans le but de renforcer ce mécanisme, le Ministère de la Promotion de la Femme s’est assigné d’un Programme National pour la Promotion du Leadership Féminin au Niger dans un contexte de Covid-19.

Les femmes sont le noyau d’une société leur accorder leurs droits n’est pas une faveur, c’est un devoir.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

Tags: Droits et devoirsJour de Fête?Journée internationale de la Femme 2021Niameyinfoune
Previous Post

Niger/présidentielle : Mahamane Ousmane a déposé son recours hier lundi 8 mars 2021 auprès de la Cour constitutionnelle du Niger.

Next Post

L’opposition nigérienne déterminée à défendre sa victoire lors de la Présidentielle

Adam

Next Post

L'opposition nigérienne déterminée à défendre sa victoire lors de la Présidentielle

  • ACCUEIL
Contactez-nous au: +22795370214 info@niameyinfo.com

© 2019 Niameyinfo by Prestacomniger.

No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SECURITE
  • SOCIETE

© 2019 Niameyinfo by Prestacomniger.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In