À l’issue de sa réunion plénière tenue à Strasbourg, le 13 juin 2025 le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé le retrait officiel du Mali de sa liste grise, saluant les avancées significatives du pays en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Inscrit sous surveillance renforcée depuis 2021, le Mali figurait parmi les juridictions à risques en raison de faiblesses systémiques identifiées lors d’évaluations régionales. En réponse, les autorités maliennes avaient entrepris un vaste chantier de réformes structurant leurs efforts autour d’un plan d’action en 27 points, couvrant à la fois les volets législatif, réglementaire, institutionnel et opérationnel.
Entre 2021 et 2025, le Mali a été soumis à un processus d’évaluation continue, ponctué par la production de neuf rapports d’avancement et d’une mission de terrain menée fin avril dernier. Cette dernière, conduite par une délégation conjointe du GAFI et du Groupe Afrique Moyen-Orient (MENAFATF), a permis de constater sur place les progrès réalisés par les principales institutions concernées : ministères sectoriels, CENTIF, autorité judiciaire et régulateurs financiers.
Cette dynamique, placée sous la coordination de la Commission nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC-LBC/FT), a également bénéficié d’un appui technique multilatéral, notamment du GIABA, de la Banque mondiale et de l’Union européenne.
Le retrait du Mali de la liste grise du GAFI est porteur d’effets économiques tangibles. À court terme, il pourrait favoriser la relance des investissements directs étrangers, freinés ces dernières années par une perception de risque accrue. Entre 2021 et 2023, les IDE avaient chuté de près de 19 %, selon la Banque mondiale, en partie à cause des contraintes induites par l’inscription sur la liste.
Les relations bancaires internationales, en particulier avec certaines institutions européennes qui avaient suspendu ou limité leurs transactions, pourraient également connaître un dégel progressif. Une évolution qui profiterait directement aux entreprises maliennes en facilitant l’accès au crédit, en réduisant les coûts de transfert et en renforçant la confiance des partenaires.
Le GAFI a précisé que le pays devra poursuivre ses efforts, notamment en matière de régulation du secteur informel, de supervision des professions non financières désignées (PNFD), et de mise en œuvre effective des sanctions financières ciblées. Dans un message publié à l’issue de la plénière, le secrétaire exécutif du GIABA, Edwin Harris Jr., a salué « une avancée significative, reflet d’un engagement national fort », tout en rappelant que « la durabilité de ces résultats repose sur la vigilance constante et la mobilisation continue de tous les acteurs concernés ».
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
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