Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Niger en ce mois d’aout, ont alourdi le bilan des dégâts enregistrés depuis le début de la saison pluvieuse dans la capitale, ainsi que dans quelques localités du pays. A la date du 24 août, 25.834 ménages ont été affectés, 226.563 personnes sinistrées qui sont déjà recaser sur plusieurs sites et pris en charge et 45 décès ont été enregistrés selon le dernier bilan établi par le gouvernement.
C’est le ministre de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes naturelles, Laouan Magagi, qui a dressé le bilan des dégâts occasionnés par les importantes précipitations qui se sont abattues dans plusieurs localités du pays depuis le début de la saison des pluies. Ainsi, à la date du 24 août 2020, il a été enregistré : 25.834 ménages sinistrés ; 226.563 personnes sinistrées et l’on déplore 45 pertes en vies humaines. Le bilan fait aussi ressortir que l’effondrement de 20.201 maisons et 1.167 cases ; la perte de 110 gros ruminants et 4.145 petits ruminants ; l’effondrement de 64 classes et 24 mosquées alors que 448 greniers et 2.665 champs ont été endommagés ; 713 puits, 1 case de santé et 29 puits se sont effondrés et 5.306 hectares de cultures ont été inondés.
Suite à cette communication en conseil des ministres du mercredi 26 août 2020, le gouvernement a annoncé que des travaux de réhabilitation des infrastructures telles que les digues avec l’appui du génie militaire renforcé par le génie rural et l’ONAHA (Office des aménagements hydro-agricoles) sont en cours. Cette situation s’explique par la crue du fleuve Niger qui a provoqué sa sortie de son lit et entrainé de graves inondations dans plusieurs quartiers de la commune Harobanda et ses environs.
Le débordement des eaux a endommagé les rizières aux abords du 2ème pont de la capitale ainsi que les habitations situées aux alentours qui ont été littéralement envahies par les eaux. Malgré les mesures prises en amont par les autorités et les tentatives des populations de contenir les eaux avec les moyens de bord, des quartiers comme Kirkissoye ainsi que des institutions et des centaines d’habitations ont été submergés par la montée des eaux. Ainsi, les autorités de la ville de Niamey ont d’ailleurs demandé aux populations riveraines des bras morts du fleuve et des îles situées en zones de vulnérabilité d’évacuer les maisons. Des sites de relogement sont certes prévus pour les recevoir mais pour l’heure beaucoup de sinistrés se sont rabattus dans des écoles, et beaucoup laissés à eux-mêmes ne sachant à quel saint se vouer. A l’intérieur du pays également, plusieurs localités ont été touchées par les pluies diluviennes de ces derniers jours. A l’exemple de Timia, une oasis de la commune d’Iférouane dans la région d’Agadez dans le nord du Niger, où les fortes pluies ainsi que des écoulements d’eaux ont engendré des inondations et des dégâts importants. A Nguigmi et à N’Gourti dans la région de Diffa, au sud-est du pays, les importantes précipitations enregistrées durant plusieurs jours ont aussi occasionné d’importants dégâts pour les populations déjà impactées par les répercussions d’une double crise sécuritaire et humanitaire. Il en est de même dans l’ouest du pays, à Gaya (Région de Dosso) ou à Ayerou (Tillabéri) qui ont également enregistré de fortes précipitations.
« Les besoins exprimés suite à ces dégâts ont été entièrement satisfaits par la Cellule Crise Alimentaire (CCA) », selon le communiqué publié à l’issue du Conseil présidé par le chef de l’Etat Issoufou Mahamadou. Notons que la saison pluvieuse n’est pas à son terme. La météo à travers ses prévisions météorologiques annonce d’avance des activités pluvieusess orageuses les semaines à venir.
H.M Fatahou pour Niameyinfo.