Les relations diplomatiques entre Niamey et Cotonou s’enfoncent dans une crise profonde. Par un communiqué officiel daté du 1er janvier 2026, le Ministère nigérien des Affaires étrangères a annoncé l’expulsion de M. Seidou Imourana, Premier conseiller à l’Ambassade du Bénin au Niger.
48 heures pour quitter le territoire.
Déclaré « persona non grata », le diplomate béninois s’est vu intimer l’ordre de quitter le sol nigérien sous 48 heures à compter de la signature du communiqué. Cette décision radicale marque un nouveau palier dans la détérioration des rapports de voisinage entre les deux États.
La réponse du « berger à la bergère »
Pour justifier cette mesure, les autorités nigériennes invoquent le « principe de réciprocité ». Si le communiqué ne détaille pas explicitement les griefs préalables, cette formulation confirme de manière implicite l’expulsion récente de diplomates nigériens en poste à Cotonou.
Cette politique de l’œil pour œil témoigne de l’impossibilité actuelle des deux capitales à trouver un terrain d’entente, malgré les liens géographiques et historiques qui lient les deux peuples.
Vers une rupture totale ?
L’annonce de Niamey intervient dans un contexte de rupture quasi totale. En effet, quelques jours plus tôt, les autorités béninoises avaient déjà pris une décision radicale : la suspension de toutes les activités de leur ambassade à Niamey, effective à compter du 5 janvier 2026, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
Entre fermetures de représentations et expulsions réciproques, l’axe Niamey-Cotonou traverse l’une des zones de turbulences les plus graves de son histoire. Ce bras de fer diplomatique laisse planer une incertitude majeure sur la coopération bilatérale, notamment en ce qui concerne le transit des marchandises et les enjeux sécuritaires transfrontaliers.
Malijet.

