La lutte contre la désinformation en ligne s’est invitée au cœur des débats du Forum YouthConnekt Sahel 2026, en cette deuxième journée à l’occasion d’un panel réunissant artistes, entrepreneurs et acteurs de la société civile venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Animée par Yves Bertrand Solanga, expert en transformation digitale (Cameroun), la discussion a rassemblé Farouk Diallo, Scout national de la région Afrique de l’Ouest ; Eldaa R. Koama, conférencière, oratrice, formatrice, coach et cheffe d’entreprise ; Salif Louis Kiekieta, alias « Smarty », ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF au Burkina Faso ; Falmata Assaimi, créatrice de contenu innovant ; Mardochée Degan, jeune leader du Bénin ; et Abdoul Wahab, président du Conseil régional de la jeunesse (CRJ) de Niamey.

Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, l’artiste burkinabè Smarty a ouvert les échanges par un témoignage personnel : une rumeur née sur les réseaux sociaux avait, selon lui, déformé le sens de l’une de ses chansons en quelques jours à peine, illustrant la vitesse à laquelle une information peut échapper à tout contrôle une fois lancée en ligne.
Les intervenants ont ensuite débattu de la confusion grandissante entre les statuts d’« influenceur » et de « marketeur », plaidant pour davantage de transparence afin de restaurer la confiance du public envers les créateurs de contenu. Plusieurs panélistes ont également appelé les gouvernements et les plateformes numériques à assumer leurs responsabilités, notamment par la mise en place de filtres contre les contenus les plus dangereux, tout en soulignant qu’une jeunesse mieux formée et économiquement autonome serait naturellement moins vulnérable aux manipulations en ligne.

En conclusion, un message a fait consensus parmi les intervenants : la prise de parole publique est une forme de pouvoir qui exige de la retenue, et l’esprit critique demeure la meilleure protection de la jeunesse sahélienne face à la désinformation.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.



