Niameyinfo
  • ACCUEIL
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SECURITE
  • SOCIÉTÉ
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SECURITE
  • SOCIÉTÉ
No Result
View All Result
Niameyinfo
No Result
View All Result

Niger-Mali : premier discours de Mohamed Bazoum et première polémique internationale

by Adam
avril 12, 2021
in NIGER, POLITIQUE, SOCIÉTÉ
0 0
0
0
SHARES
6
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

Les premières heures de Mohamed Bazoum à la tête du Niger n’auront pas été de tout repos. Outre, la prise officielle de fonction, les centaines de messages de félicitations, les audiences, le ballet diplomatique, et les nombreuses sollicitations, le nouvel homme fort de Niamey a dû faire face à sa première polémique.  Depuis quelques jours en effet suite à son investiture, plusieurs vidéos, notes vocales et écrits de protestation sont relayés sur différentes plateformes en ligne. La sortie du Front du Refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger (FRAA), qui n’approuve point la mise en œuvre dudit Accord évoquée par Mohamed Bazoum dans son premier discours en tant que Chef de l’Etat, a particulièrement retenu l’attention.

Voici l’extrait du discours de Mohamed Bazoum qui a suscité le courroux du FRAA  : « S’agissant de l’EIGS, ce groupe criminel dirigé par des ressortissants des pays du Maghreb a ses principales bases en territoire malien, dans les régions de Ménaka et de Gao.  Le combat contre lui sera très difficile aussi longtemps que l’Etat malien n’aura pas exercé la plénitude de sa souveraineté sur ces régions. La situation actuelle du Mali a un impact direct sur la sécurité intérieure de notre pays. C’est pourquoi notre agenda diplomatique sera centré sur le Mali dans le cadre d’une coordination étroite avec les pays du G5 Sahel, l’Algérie, la France, les États Unis et les autres membres permanents du conseil de sécurité notamment.  Nous devons aider nos frères maliens à s’entendre, à mettre en œuvre l’accord d’Alger, à le dépasser même, à reconstituer pleinement leur État en vue de lutter efficacement contre le terrorisme » Le Chef de l’Etat nigérien n’est pas sr la même longueur d’onde que ses frères voisins du Mali qui ont considérés ces propos comme étant « insultes et humiliations incessantes proférées par des représentants de pays étrangers à l’encontre du Mali ».

En effet, ces derniers estiment que l’application de l’accord d’Alger vise particulièrement des intérêts autres que ceux du Mali et rappellent donc à la communauté internationale qu’ils n’en veulent pas. « Certains pays, soi-disant « amis du Mali », cherchent à focaliser l’attention sur le terrorisme et les groupes autoproclamés djihadistes qu’ils ont créé eux-mêmes pour installer, sciemment, un climat d’insécurité indispensable à leur présence prolongée au Mali. En réalité, ils veulent légitimer et imposer au peuple malien un Accord “dit” pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger » lit-on dans un communiqué publié le 8 avril 2021 par le Front du Refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger (FRAA). Un peu plus loin dans les lignes de ce communiqué, le FRAA juge que l’Accord d’Alger est « un accord inique et illégitime, un accord de partition du Mali qui défend plus leurs intérêts et ceux des rebelles, que ceux du Mali. Un accord qui installe la domination d’une minorité ethnique et féodale qui ne représente qu’elle-même, prête à tout pour conserver un pouvoir moyenâgeux, remis en cause par la majorité des populations des régions du Nord. Un accord qui impose la volonté de quelques-uns, sans passer par les urnes, à une majorité qui n’acceptera jamais l’esclavage. Un accord qui aboutira à la guerre civile qui embrasera toute la région ».

Pour le FRAA les propos du nouveau président du Niger portent « atteinte à la souveraineté du Mali et mettent en cause son impartialité dans la gestion de l’Accord d’Alger. Cela constitue une raison suffisante pour que le gouvernement malien, récuse la présence de ce pays parmi l’équipe de la médiation. En faisant allégeance aux rebelles et terroristes et à leurs parrains tapis dans l’ombre pour la partition du Mali, le président de la république du Niger, M. Mohamed Bazoum, vient de se disqualifier comme partenaire ayant à cœur les intérêts du Mali et ceux de la sous-région ».

Pourtant, selon un internaute nigérien, ces déclarations du FRAA n’engagent que lui car si les autorités maliennes avaient remis en cause ledit accord, le Président Bazoum n’allait jamais prôner son application. « Donc ces individus et quelques associations maliennes qui s’agitent sur les propos du Président Bazoum, doivent d’abord commencer par dénoncer les autorités maliennes qui avaient signé cet accord et faire accepter leur position à leurs autorités actuelles de transition » dit-il tout en soulignant que « nos frères Maliens vous devez vous rappeler des dénonciations du Président Issoufou sur le statut de Kidal…en 2019… lorsque l’opération Serval a refusé de traiter les rebelles du MNLA au même titre que les terroristes alors qu’ils avaient attaqué le Mali ensemble. C’est aussi connu de tout le monde que le Président Issoufou avait défendu partout l’inscription de la MINUSMA au chapitres 7 de la charte des Nations Unies pour aider le Mali dans le combat contre les terroristes ».

Pour cet internaute si les autorités nigériennes engagent tous ces efforts, « c’est parce que le Niger subit sérieusement les conséquences de la situation malienne. C’est parce que le Niger et le Mali ont des réalités communes et qu’une situation qui déstabiliserait le Mali, pourrait aussi déstabiliser le Niger ». Aussi, « nous voulons que nos frères Maliens comprennent qu’ici le souci du Président Bazoum n’est nullement d’imposer quoi que ce soit aux maliens autre que ce dont ils se sont convenus d’appliquer comme accord, et que l’objectif principal est la reconstitution pleine de l’état malien pour lutter efficacement contre les terroristes » ajoute-il.

Dès les premiers combats contre les terroristes, le Niger et le Mali ont été un des meilleurs alliés pour la défense de l’intégrité de leurs territoires. Il est nécessaire que ces deux grands voisins et partenaires trouvent un compromis de manière urgente, car le terrorisme évolue de plus en plus et ne cherche qu’à diviser les Etats pour mieux régner.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

Tags: Accord d'AlgerFRAAMohamed BazoumNiameyinfopolémique
Previous Post

Niger : la HALCIA renforce les capacités des enquêteurs sur l’audit et le contrôle des marchés publics

Next Post

Covid 19 : l’OOAS octroie un important appui en matériel médical au Niger

Adam

Next Post

Covid 19 : l’OOAS octroie un important appui en matériel médical au Niger

  • ACCUEIL
Contactez-nous au: +22795370214 info@niameyinfo.com

© 2019 Niameyinfo by Prestacomniger.

No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SECURITE
  • SOCIETE

© 2019 Niameyinfo by Prestacomniger.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In