Les pays de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont engagé les 13 et 14 octobre 2026 à Ouagadougou une harmonisation de leurs systèmes d’enseignement supérieur et de recherche.
Placée sous le thème « Harmonisation et endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux des pays de l’AES », cette session la deuxième du genre enregistre une délégation composée des ministres de l’Enseignement supérieur du Niger, du Mali, du Burkina Faso et du Togo, invité à l’initiative. Lire aussi : Le Nigeria élu au Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour 3 ans – Niameyinfo

Le Premier Ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a souligné que « cette bataille pour notre souveraineté intégrale se joue tout autant dans nos amphithéâtres, nos laboratoires et nos centres d’innovation que sur le front de la défense ». Il a insisté sur l’harmonisation par endogénéisation des formations : « L’envahisseur est parti, mais dans bien des domaines, nous-mêmes prolongeons sa présence ». Il a appelé à une harmonisation endogène répondant aux réalités et besoins des populations.

La stratégie d’harmonisation repose sur quatre axes : l’harmonisation des régimes d’études, la valorisation des savoirs endogènes, la mutualisation des capacités et des financements, ainsi que la formation dans les secteurs stratégiques.
Le Ministre nigérien de l’enseignement Pr Mamadou Saïdou a appelé les universités à produire des solutions concrètes aux défis de la sécurité, de la santé, du changement climatique, de l’énergie et de la transformation des ressources agricoles et minières.

Six documents de travail portant notamment sur l’harmonisation des régimes d’études et la coopération scientifique ont été soumis aux participants. Des accords stratégiques doivent structurer la coopération universitaire, scientifique et technologique entre les trois pays.

Cette harmonisation prolonge les engagements pris à Bamako en juin 2025, conformément à la volonté des chefs d’État de l’AES de former des compétences et produire les savoirs nécessaires au développement endogène.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
