Le ministre nigérian de la Défense, le général Christopher Musa, a appelé ce mardi 4 août 2026 à un renforcement de la coopération sécuritaire entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Alliance des États du Sahel (AES), estimant qu’une réponse collective est indispensable face à la montée du terrorisme et de la criminalité transfrontalière en Afrique de l’Ouest.
En visite officielle de trois jours à Cotonou, le chef de la défense nigériane a déclaré que les deux organisations devaient « travailler ensemble pour vaincre le terrorisme, neutraliser les criminels transnationaux et protéger l’avenir de l’Afrique de l’Ouest ». Selon lui, les menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales et nécessitent un partage accru du renseignement ainsi qu’une coordination opérationnelle renforcée entre les États voisins.
Le général Musa a également plaidé en faveur d’un cadre régional capable de répondre aux défis liés au terrorisme, à l’extrémisme violent, à la criminalité transfrontalière et à l’insécurité maritime dans le golfe de Guinée.
Cette déclaration intervient alors que la Cédéao et l’AES poursuivent des discussions visant à redéfinir leurs relations après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation ouest-africaine. Lors de son 69ᵉ sommet ordinaire, tenu en juillet à Lungi, en Sierra Leone, la Cédéao a prolongé jusqu’en décembre 2026 le mandat de son négociateur en chef, Lansana Kouyaté, tout en réaffirmant que les échanges avec les trois États de l’AES se poursuivront dans un cadre collectif.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.

