Le Forum africain de l’eau, organisé le 15 juillet 2026 à N’Djamena, a mis en lumière l’urgence d’une gouvernance renouvelée des ressources hydriques sur le continent. Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno et Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, ont souligné que l’eau ne doit plus être perçue uniquement comme une ressource naturelle, mais comme un véritable moteur de développement économique et social.
Le constat est alarmant : plus de 400 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau potable sûre, tandis que près de 700 millions restent privés de services d’assainissement de base. Pourtant, les grands bassins fluviaux – Nil, Congo, Niger, Chari, Logone et lac Tchad – recèlent un potentiel considérable pour stimuler l’agriculture, l’industrie et le tourisme, et renforcer la sécurité alimentaire.
Les priorités évoquées reposent sur trois axes majeurs :
- élaborer des stratégies nationales de gestion de l’eau,
- mobiliser des financements publics et privés,
- renforcer la coopération régionale autour des ressources transfrontalières.
La Banque mondiale, à travers son initiative Water Forward, ambitionne d’améliorer la sécurité hydrique de plus d’un milliard de personnes d’ici 2030. L’eau est ainsi appelée à devenir un pilier incontournable du développement durable africain.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
