Réunis ce lundi 15 juin 2026 à Ouagadougou, les ministres du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont engagé une réflexion stratégique sur l’accélération de l’industrialisation et le développement du commerce au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif est de transformer localement les ressources naturelles et de renforcer l’intégration économique régionale.
Ouvrant les travaux, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a appelé à passer des intentions aux actions concrètes afin de bâtir une économie sahélienne plus résiliente et plus souveraine. Trois priorités ont été dégagées : la transformation locale des matières premières, la fluidification des échanges commerciaux entre les trois États et l’harmonisation des cadres réglementaires pour mieux protéger les industries nationales.
Les trois pays disposent d’importantes ressources minières et agricoles, notamment l’or au Burkina Faso et au Mali, ainsi que l’uranium et le pétrole au Niger. Toutefois, ces richesses demeurent encore insuffisamment valorisées localement, limitant la création de valeur ajoutée et les opportunités d’emplois.
Les participants ont ainsi réaffirmé leur volonté de promouvoir une économie de production, fondée sur l’industrialisation, le développement des infrastructures et le renforcement des chaînes de valeur régionales, afin de faire de l’espace AES un véritable moteur de croissance durable.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo
