Le Niger a franchi un tournant majeur dans son arsenal juridique en intégrant pour la première fois l’homosexualité dans son code pénal. Selon les dispositions promulguées ce jeudi 11 juin 2026, par une source judiciaire, citant le Journal officiel, les relations entre personnes de même sexe sont désormais passibles de peines de prison allant de cinq à dix ans, assorties d’amendes pouvant atteindre 100 millions de francs CFA.
Le texte prévoit également des sanctions plus sévères pour certaines infractions liées à l’homosexualité. Ainsi, le mariage entre personnes de même sexe est puni d’une peine de dix à vingt ans d’emprisonnement. Les personnes accusées de financer, diriger ou participer à des organisations ou associations défendant les droits des personnes LGBT+ s’exposent aux mêmes sanctions.
Cette réforme, s’inscrit dans un contexte marqué par une volonté affirmée des autorités de défendre ce qu’elles présentent comme les valeurs sociales et culturelles du pays. Le ministre de la Justice, Alio Daouda, a récemment déclaré que cette législation relevait d’un choix « souverain » du Niger.
Avec cette décision, le Niger rejoint plusieurs pays africains ayant récemment renforcé leur législation à l’encontre des personnes LGBT+, notamment le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
