

Le Niger entend franchir une nouvelle étape dans la modernisation de ses infrastructures de transport. Invité de la télévision nationale (RTN) mardi 28 avril 2026, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, le colonel-major Abdourahamane Amadou, a annoncé plusieurs avancées dans les projets ferroviaires, routiers, fluviaux et aériens du pays.
Au cœur des priorités figure la relance du projet ferroviaire Kano–Maradi, porté en partenariat avec le Nigeria. Selon le ministre, une rencontre entre les autorités des deux pays est prévue prochainement à Niamey afin de définir les modalités pratiques de mise en œuvre de cette ligne stratégique visant à renforcer les échanges commerciaux entre les deux États.
Dans cette dynamique, le gouvernement nigérien prévoit la construction d’un port sec à Maradi. Un terrain de 200 hectares a déjà été mobilisé pour accueillir cette infrastructure logistique, destinée à faciliter le stockage et le transit des marchandises en provenance des ports nigérians.
Le ministre a également évoqué une vision régionale plus large, avec l’extension future du réseau ferroviaire jusqu’à Niamey, Zinder et Diffa, ainsi qu’une possible connexion au corridor camerounais via le port de Douala.
Parallèlement, le Niger mise sur la diversification de ses corridors d’approvisionnement, notamment à travers les axes algériens, togolais et camerounais. Un projet de port sec à Agadez est aussi envisagé.
Le gouvernement ambitionne en outre de moderniser le secteur grâce à la digitalisation du suivi des marchandises, au développement du transport fluvial sur le fleuve Niger et à la création d’un futur hub aérien à Zinder.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.
