À travers la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouverte le 26 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, le Burkina Faso, le Mali et le Niger affichent leur volonté de faire de la culture un pilier stratégique de leur intégration. Organisé en marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), l’événement dépasse le simple cadre artistique pour porter un message politique, identitaire et diplomatique fort.
La cérémonie d’ouverture, tenue au Village artisanal de la cité de Sya, a réuni les ministres de la Culture des trois pays membres de l’AES ainsi que le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Devant des délégations venues du Mali et du Niger, les autorités ont insisté sur la nécessité de renforcer les liens historiques, culturels et humains entre les peuples du Sahel.
Dans son intervention, Karamoko Jean-Marie Traoré a présenté la culture comme un levier de souveraineté et de cohésion sociale. Selon lui, cette initiative vise à promouvoir un Sahel uni, capable de valoriser ses patrimoines, ses langues, ses traditions et ses expressions artistiques.
Les prestations culturelles, notamment celle du groupe nigérien Sogha, ont illustré la richesse et la diversité des identités sahéliennes. Artisanat, gastronomie, musique et savoir-faire traditionnels ont également occupé une place centrale durant cette rencontre.

Prévue jusqu’au 2 mai 2026, la Semaine de la Fraternité de l’AES ambitionne de consolider l’intégration culturelle et populaire entre les États membres, tout en offrant une nouvelle vitrine au rayonnement culturel du Sahel.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.

