Le Niger commémore, ce 26 mars 2026, le premier anniversaire de la promulgation de la Charte de la Refondation, sous la présidence du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, sous le thème « Engagement collectif au service de la patrie ». Cette journée est marquée par plusieurs activités, dont une adresse à la nation du Président de la République, le Général d’armée Abdourahamane Tiani la veille, des conférences, ainsi que des prières collectives.

Dans son discours, le Président a insisté sur la souveraineté du Niger, la reconstruction des institutions à travers la Refondation, le renforcement de la sécurité, ainsi que le développement économique basé sur les ressources nationales. Il a appelé les Nigériens à l’unité, au patriotisme et à l’engagement collectif pour bâtir un État fort, stable et respecté, avant d’évoquer la coopération avec le Mali et le Burkina Faso dans le cadre de la Confédération des États du Sahel.

Cette cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre, a mis en avant les actions du Conseil consultatif de la refondation dirigé par Mamoudou Harouna Djingarey. Les interventions ont insisté sur la souveraineté nationale, les réformes politiques et économiques, la bonne gouvernance, la sécurité et la mobilisation des citoyens pour construire un Niger plus fort et indépendant.
Adoptée à l’issue des Assises nationales de février 2025, cette charte, à valeur constitutionnelle, encadre la période de transition fixée à 60 mois, modulable selon le contexte sécuritaire et politique. Elle consacre un exécutif fort et définit les principes fondamentaux guidant la refondation, notamment le patriotisme, la discipline, la justice, la solidarité et la responsabilité.
Sur le plan institutionnel, les principaux organes sont désormais en place, incluant le gouvernement, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, ainsi que des structures consultatives et judiciaires. Le Conseil consultatif de la refondation, composé de représentants de diverses couches sociales, joue un rôle clé dans l’orientation des décisions publiques.
Au-delà des réformes internes, la charte affirme une volonté de souveraineté, tant sur le plan sécuritaire qu’économique et diplomatique. Un an après son adoption, elle apparaît comme le socle d’une transformation politique ambitieuse, portée par une dynamique nationale de reconstruction et de consolidation de l’État.
Zeynabou Assane Moumouni pour Niameyinfo.





