Pour faire taire le débat et la polémique au sein de la classe politique nigérienne sur le processus électoral en cours, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) du Niger, Me Issaka Sounna, a présidé, ce jeudi 23 juillet 2020 au Palais des Congrès une rencontre d’information et d’échanges avec les partis politiques dans l’optique de mettre à la disposition des représentants des partis politiques les dernières données de la CENI sur les audiences foraines, l’enrôlement des électeurs, par la même occasion présenter le nouvel agenda des élections, également rebondir sur la question des élections locales, qui fait l’objet de vives polémiques au sein de la classe politique nigérienne. « La rencontre a pour but de trouver des solutions objectives sur toutes les questions électorales » a précisé Me Issaka Sounna.
Dans une présentation, le responsable de la Cellule Informatique de la CENI a informé les représentants des partis politiques que les opérations d’audiences foraines, conduites de juillet 2018 à juin 2020, ont permis d’enregistrer 1.778.749 actes de naissances, de mariages et de décès, tous signés par un officier d’état civil. Sur les statistiques de l’enrôlement, la CENI a pu recueillir les données biométriques de quelque 7.435.364 électeurs nigériens pour une estimation de 9.751.462 d’électeurs, soit un taux de 76,25%. En ce qui concerne l’agenda des élections, la CENI prévoit d’organiser le 1er tour de la présidentielle couplé aux législatives le 27 décembre 2020. Le 2ème tour interviendra le 21 février 2021, alors que les locales se tiendront avant le 1er tour de la présidentielle, soit le 13 décembre 2020.
Pour éviter d’autres formes de contestation, le président de la CENI a expliqué que ces dates ont été retenu par son Institution en considération des revendications de certains partis politiques et de la nécessité d’instaurer la sérénité et la quiétude dans l’organisation des différentes consultations électorales. Toutefois, Me Issaka Sounna a demandé aux partis politiques d’accompagner la CENI dans ce processus qui exige des moyens conséquents, mais surtout une meilleure préparation de leur part, comme la constitution à temps des dossiers de candidatures.