Veille de Ramadan 2022 : les commerçants et importateurs du Niger annoncent un nouveau « marché mort » le 31 mars

De toute évidence, les récentes rencontres entre le Gouvernement avec à sa tête le Premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou, et les opérateurs économiques n’ont pas rassuré ces derniers. De plus, les mesures annoncées de baisse des taxes douanières sur certains produits de première nécessité, n’ont pas eu l’effet escompté. Les commerçants et importateurs du Niger sont toujours sur le pied de guerre et vent debout contre l’imposition de la facture certifiée entre autres revendications. Alors que le jeûne musulman devrait démarrer au tout début du mois d’Avril, ils annoncent la fermeture des marchés le 31 mars prochain.

Plus que quelques jours et les fidèles musulmans de par le monde, débuteront le Ramadan. Ceux du Niger sont loin de préparer ce mois béni dans la sérénité. Entre la fluctuation des prix produits de première nécessité sur les marchés et le bras de fer entre le gouvernement et les commerçants, ils ne savent pas où donner de la tête. Si l’exécutif nigérien a, à l’issue d’une rencontre avec les opérateurs économiques et les représentants des associations de consommateurs du Niger, annoncé une série de mesures, notamment une baisse de la taxe douanière de 3,5% sur le mil, de 35% sur la farine et de 17% sur le sucre, cela semble insuffisant.  

Si l’on s’en tient à un communiqué conjointement paraphé par le Syndicat des Commerçants, importateurs, exportateurs et grossistes du Niger (SCIEGN) ; le Syndicat national des Agents d Transit (SYNAT) et l’Association des Délégués des Commerçants des Marchés du Niger (ADCMN), le gouvernement n’a aucunement répondu à leurs attentes. Les Sieurs, Sani Chékaraou Garo, Habibou Gado et Ibrahim Garba, signataires du document, informent l’opinion nationale et internationale que suite à l’imposition de la facture certifiée, au rehaussement des taxes professionnelles et de la patente synthétique ainsi qu’au problème du Passavant, « que l’ensemble des commerçants de la ville de de Niamey fermeront leurs boutiques le 31 mars à travers une action dénommée ’’marché mort’’ ».   

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Quand on sait que c’est généralement à la veille du Ramadan que les marchés sont pris d’assaut pour les dernières emplettes, ce débrayage des commerçants de Niamey risque d’impacter le démarrage du Ramadan 2022. A moins que dans les prochaines 48 heures, le gouvernement ne prenne langue avec les commerçants afin de trouver des solutions idoines.

Waliyullah Tajudeen pour Niameyinfo.

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