Insécurité : l’Ambassadeur du Niger au Togo appelle à la prudence les Nigériens voulant rallier leur pays via le Burkina-Faso

Dans un courrier adressé au Président du Haut Conseil des Nigériens au Togo, le diplomate en poste dans ce pays a fait part de la recrudescence des attaques terroristes dans la zone des trois frontières et en profité pour mettre en garde les voyageurs désireux rejoindre le Niger en traversant le Burkina Faso.  

Dans la brève note datée du 22 octobre 2021, Sidibé Fadjimata Maman Dioula, Ambassadeur du Niger au Togo, porte à la connaissance du président du Haut Conseil des Nigériens du Togo, que « la situation sécuritaire dans les zones des trois frontières entre le Burkina Faso et le Niger est très critique ces dernières semaines avec des attaques terroristes tout le long de la frontière ». De ce fait le diplomate « attire l’attention de ses compatriotes se rendant au Niger via le Burkina Faso à plus de prudence et de vigilance ».

Cette mise en garde du Représentant diplomatique n’est pas anodine. On peut se référer pour corroborer ses dires aux inquiétudes exprimées en septembre dernier par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) quant à la poursuite de la détérioration de la situation sécuritaire dans la “zone des trois frontières”, épicentre des violences au Sahel. « Le contexte humanitaire dans la zone transfrontalière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger continue de se détériorer », a indiqué l’OCHA, soulignant que les tendances sécuritaires montrent une augmentation continue du nombre d’incidents dans la région. Selon la même source, depuis le début de l’année, les organismes humanitaires ont recensé au moins 292 incidents ayant causé la mort de 650 personnes, dans cette zone.

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) notait lui aussi que la situation sécuritaire a continué de se détériorer au Burkina Faso précisant que « cette détérioration est marquée par des menaces et des actes d’intimidation, le pillage de biens, notamment de bétail, l’utilisation d’engins explosifs improvisés (EEI) et des enlèvements ciblés suivis de meurtres de civils ».

La communauté nigérienne présente au Togo devra donc prendre en compte l’interpellation de l’Ambassadeur dans leur projet de voyage en passant par le Burkina Faso.

Waliyullah Tajudeen pour niameyinfo.

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