Burkina Faso : arrestation de deux individus suspectés d’implication dans l’attaque de Solhan.

Deux individus ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt suite à l’attaque qui a fait officiellement 132 morts dans la nuit du 4 au 5 juin dans le village de Solhan dans le Sahel burkinabè, a annoncé lundi soir dans un communiqué le procureur du Faso, Emile Zerbo.

Selon le communiqué, l’enquête ouverte le lendemain de l’attaque par le parquet antiterroriste a débouché sur l’identification le 25 juin de deux hommes, à savoir Mano Tidjani alias Ali et Woba Dikouré.

Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre ces deux individus, âgés chacun de 28 ans, des chefs d’association de malfaiteurs, assassinats, tentatives d’assassinats, vols, détention illégale d’armes à feu et de minutions et dégradation volontaire de biens mobiliers et immobiliers, des infractions toutes en lien avec le terrorisme.

Ils sont membres du groupe “Mouhadine” signifiant, selon eux, “les gens solidaires” affiliés à Al-Qaïda, a indiqué le procureur, précisant que Mano Tijani est le chef d’une base terroriste située dans une forêt de Boundoré, tandis que Woba Dikouré semble être un simple combattant.

Il ressort de la suite de l’enquête que Solhan, après avoir déjà connu deux attaques terroristes, devait être la cible d’un troisième attentat prévu en juin 2020. Ce dernier n’a cependant pas été exécuté en raison d’un orage ayant empêché le passage à l’acte des terroristes.

Quant à l’attaque perpétrée le 5 juin dernier, l’enquête a démontré qu’elle avait été décidée le 21 mai pour être exécutée le 7 juin dans l’objectif de piller des biens. Le pillage est en effet la principale source de financement du groupe auquel appartiennent les deux personnes mises en examen.

Il ressort également des investigations que le groupe est divisé en plusieurs cellules basées sur le territoire du Burkina Faso, avec des incursions sur les territoires nigérien et béninois.

L’enquête a aussi permis de l’identifier comme celui ayant perpétré l’attaque dite de Boungou le 6 novembre 2019 sur l’axe Ouragou-Boungou à l’est du Burkina Faso contre un convoi minier ayant fait au moins 38 morts.

“L’instruction judiciaire aura pour mission de poursuivre les investigations afin d’identifier et interpeller les autres auteurs et complices de cette attaque terroriste”, a assuré le procureur.

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