Situations humanitaires: le Niger en quête de 200 milliards FCFA pour faire face

Niamey a abrité le mercredi 23 juin 2021, la première session de la Commission mixte de concertation Etat-donateurs du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires. A cette assise présidée par le Premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou, le gouvernement a fait état de la situation humanitaire qui prévaut dans le pays et présenter son Plan de Soutien 2021 évalué à 202 milliards de francs CFA.

Vingt-quatre heure après la rencontre entre le Chef d’Etat Mohamed Bazoum et les diplomates et représentants des institutions internationales présents au Niger, au tour du Premier ministre d’en faire autant. Cette fois-ci, la situation humanitaire était au cœur des échanges. En effet, selon de récents rapports, les effets de l’insécurité couplée à aux retombées néfastes de la Covid-19, ont accentué la précarité des populations sur l’ensemble du territoire nigérien. Le Premier ministre a rappelé que selon la première évaluation faite en novembre 2020, environ 1.731.000 personnes qui sont en insécurité alimentaire sévère. Une deuxième évaluation de mars 2021 fait ressortir environ 2.300.000 personnes en insécurité alimentaire sévère dont 218.000 personnes en situation d’urgence « pour lesquelles des dispositions conséquentes ont été initiées ».

A cela s’ajoute la persistance de l’impact de la pandémie de la Covid 19 et l’impact des inondations 2020 ayant touché environ 61.263 ménages pour une population de 516.251 personnes sinistrées dans 112 communes et 46 départements du Niger ainsi que 563.000 personnes déplacées forcées résultant principalement des activités des groupes armés non étatiques dans le bassin du Lac Tchad, les zones frontalières du Nigéria, dans la région de Tillabéry, principalement dans la zone dite des 3 frontières du Liptako-gourma et le nord de la région de Tahoua.

Une situation alarmante qui requiert une réponse conséquente. C’est à cet effet que le gouvernement « a élaboré un Plan de Soutien 2021 d’un montant de 202 milliards de francs CFA à l’issue de la réévaluation de la situation alimentaire, nutritionnelle et pastorale entérinée par la deuxième rencontre technique d’évaluation du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires tenue en avril 2021 ».

Des ressources additionnelles sont encore nécessaires à mobiliser pour couvrir les besoins nécessaires à l’acquisition d’un stock conséquent pour faire la deuxième et la troisième phase de la DGC.

Ouhoumoudou Mahamadou a invité les partenaires à étudier la possibilité de mobiliser rapidement des ressources permettant de couvrir les besoins ressortant de cette situation d’urgence humanitaire. Une requête à laquelle ces derniers avec en première ligne, le système des Nations-Unies et l’Union Européenne ont répondu favorablement et promis d’agir avec diligence.

Waliyullah Tajudeen pour Niameyinfo.

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