Niger : la plateforme franco-africaine Médias & Démocratie lance sa première antenne au sahel

La maison de la presse a servi de cadre, le lundi 17 mai 2021 à Niamey, à la conférence de presse pour le lancement de l’antenne « Médias & Démocratie Sahel » (M&D Sahel). Ce nouveau bureau de la plateforme franco-africaine Médias & Démocratie (M&D) sera la première installée en Afrique après la création de cinq (5) autres en Europe. L’objectif visé par cette antenne n’est autre que de perfectionner la connaissance des journalistes nigériens dans leurs domaines, particulièrement celui du journalisme d’investigation. Mais le but est aussi de faire avancer grâce à l’implication de tous les acteurs concernés, le cadre légal facilitant l’accès aux informations dites « cachées ».

Commençons par ces mots de Julia Gagé, journaliste, qui souligne que l’information est un bien public. « Et ce bien public est indispensable au bon fonctionnement de nos démocraties ». Le mot indispensable pourrait sembler excessif, mais il ne l’est pas, bien au contraire. On définit souvent trop rapidement la démocratie par une formule lapidaire, « un homme, une voix ». Mais la démocratie c’est plus que cela ; la démocratie c’est « un homme informé, une voix ». Sinon elle n’est que de façade.

C’est dans ce sens que depuis sa création en 2016, Médias & Démocratie (M&D) déploie son dispositif en Afrique et en France afin de former et soutenir les journalistes africains face aux mutations techniques et éthiques qui traversent leurs métiers afin qu’ils puissent permettre à leurs médias (presse papier, web, radio et tv) de jouer le rôle central qui leur incombe dans les processus de transition démocratique en Afrique. Et aussi nourrir la réflexion et organiser localement (en France et en Afrique), et tout au long de l’année, des workshops, forums, ateliers, débats, conférences et colloques sur toutes les thématiques relatives aux mutations que traversent nos différents métiers du journalisme, en Afrique comme dans le reste du monde. On peut noter qu’au total, plus de 130 journalistes africains formés et, en 2020, 40 confrères du continent issus de 6 pays africains entrés dans le dispositif.

Au cours de leurs interventions lors du point de presse, les trois animateurs dont, Moussa Askar journaliste et président de la nouvelle antenne M&D-Sahel ; Olivier Piot journaliste, fondateur et directeur exécutif de M&D ; et Amadou Sahadou Illiassou Directeur Général de l’IFTIC (Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication), ont insisté sur le fait que le métier de journalisme n’est pas un métier de « solitaire ». « Dans une zone où le cadre législatif n’est pas protecteur, les journalistes doivent s’unir et pratiquer dignement leur métier » déclare Olivier Piot.

Pour Moussa Askar, la création de cette antenne au Niger sera très benefique pour les journalistes car « il y a d’énormes potentialités ici » qui ont juste besoin d’un coup de pouce.

Une des informations importantes soulignées qui doit être retenue est celle de la création d’un prix spécial du journalisme d’investigation en novembre 2021 qui poir sa première édition se tiendra à Dakar avant d’être accueilli par d’autres capitales africaines. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre le M&D et le réseau Cellule Norbert Zongo (CENOZO).

Notons que le comité de pilotage de M&D comporte vingt (20) journalistes, on peut citer entre autres : Olivier piot, journaliste indépendant (géo, le monde diplomatique) fondateur de M&D ; Moussa Aksar journaliste,  président du réseau  CENOZO ; Hamida el Bour directrice de l’IPSI ancienne directrice de l’agence tunis afrique presse (TAP) ; Chantal Cabé rédactrice en chef des hors-séries la vie – le monde ; Lyas Hallas journaliste indépendant (Maghreb émergent, liberté) membre de l’ICIJ ; Stéphane Lepoittevin journaliste (le parisien, la vie) président de M&D.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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