Niger/Marche du 20 mars : les femmes et jeunes militants de l’opposition mettent en garde la « mafia rose »

Le mercredi 17 mars 2021, les Femmes et Jeunes de la Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés se sont réunis en session extraordinaire afin de livrer une déclaration dans laquelle, ils lancent un appel aux femmes et aux jeunes du Niger afin de participer massivement le Samedi 20 Mars 2021 à la grande marche pacifique et démocratique pour protester contre les arrestations arbitraires, la répression, le déni de droit et exiger le respect des résultats sortis des urnes. Dans ce message, les femmes et les jeunes militants de l’oppositions ont tenu le Président Issoufou Mahamadou, son gouvernement et son clan, responsables de tout ce qui adviendrait.

Après avoir rappelé que le 21 février 2021 les nigériens ont été appelés aux urnes pour choisir démocratiquement celui qui va présider à leur destinée, les femmes et des jeunes de la coalition Cap20-21, ACC, FRC et Alliés ont souligné qu’ «  en dépit des imperfections de la CENI, son caractère partial et toutes les situations incongrues créées à dessein, la conduite cavalière et provocatrice avec laquelle ces élections ont été organisées en vue d’aboutir à un Hold-up programmé, Dieu en a décidé autrement ».

Il peut aussi être lu dans cette déclaration que, de Tillabéry à Diffa les Nigériens se sont mobilisés pour « voter massivement en faveur du candidat du changement, Mahamane Ousmane ». Un candidat « d’origine nigérienne » qui selon eux est porté par cet élan populaire pour la dignité et la souveraineté du Niger et traduit « à souhait cet engagement commun de débarrasser le Niger de cette mafia rose qui a détruit toutes les valeurs de la République ».

Cependant les femmes et les jeunes des coalitions de l’opposition estiment que le mardi 23 Février 2021 à la surprise générale et de « façon précipitée la CENI Rose a proclamé des soi-disant résultats globaux provisoires », ce qui toujours selon eux est en vérité la raison qui a provoqué la réaction spontanée de la rue à Niamey et dans certaines localités du pays.

La déclaration note aussi que ce refus de la « falsification » des résultats sortis des urnes par le peuple souverain était prévisible quand on sait que « le Candidat Bazoum, a lancé pendant la campagne, lors de son adresse à Tahoua, un défi poussant le peuple à réagir, afin de créer les conditions d’arrestations arbitraires et d’éliminer les adversaires gênants par les soins du ministre de l’intérieur, Alkache Alhada, le nouvel homme à tout faire ».

A titre illustratif, les femmes et les jeunes des coalitions de l’opposition ont souligné les cas de leurs leaders. « Comment comprendre l’acharnement contre des personnalités politiques comme Hama Amadou, le Général Moumouni Boureima, Seydou Tahirou Mayaki qui ont consenti d’énormes sacrifices et loyalement servi leur Pays ? » se sont-ils demandés.

De l’autre côté, on peut lire dans la déclaration que « l’impunité est assurée à ceux qui soutiennent à travers des propos dangereux le pouvoir dans sa démarche d’imposer à notre peuple un Président qu’il n’a pas choisi ».

Comme pour enfoncer le clou, ces femmes et jeunes pro-oppositions ont déclaré que « le pouvoir en place décide d’élargir la liste des détenus politiques en interpellant de braves femmes comme Mme Bayard Mariama Gamatié, Mme Maizama Mariama et Mme Zeinabou Abani lors d’un sit-in pacifique devant le siège du RDR Tchandji », et ont profité par la même occasion pour dire à Mahamadou Issoufou et ses suppôts que « ni les intimidations, ni les harcèlements, ne nous détourneront de notre combat patriotique pour exiger le respect de la victoire du Président Mahamane Ousmane ».

Eu égard à tout ce qui précède, Les Femmes et les Jeunes de la Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés ont reconnu et soutiennent Mahamane Ousmane comme « vainqueur de l’élection présidentielle du 21 février 2021 sur la base des résultats sortis des urnes et compilés par notre direction nationale de campagne. Ils ont aussi exigé la libération immédiate et sans condition de l’Autorité Morale du Moden-FA/Lumana Africa, Hama Amadou, le Général Moumouni Boureima, Abdou Maman Lokoko, Seydou Tahirou Mayaki, Tar Choukou et les centaines de personnes arbitrairement arrêtées dans le cadre de la présente crise post-électorale « voulue et créée par Issoufou Mahamadou ».

Ces derniers ont aussi rappelé aux forces de défense et de sécurité qu’ « elles ne sont Forces que quand elles sont Républicaines, et qu’elles sont Républicaines que quand elles sont respectueuses des lois. D’ailleurs l’article 15 de la constitution stipule que nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal ».

Enfin, les Femmes et les Jeunes de la Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés ont lancé un vibrant appel aux femmes et aux jeunes du Niger conformément à l’appel du Conseil des Leaders de participer massivement le Samedi 20 Mars 2021 à la grande marche pacifique et démocratique pour protester contre les arrestations arbitraires, la répression, le déni de droit et exiger le respect des résultats sortis des urnes. Pour eux, seuls le Président Issoufou Mahamadou, son gouvernement et son clan seront responsables de tout ce qui adviendrait.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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