Niger : après le rétablissement de la connexion, les jeunes avocats renoncent à leur action en justice

Après avoir vécu onze (11) jours sans internet, les Nigériens ont à nouveau depuis vendredi dernier, accès à la connexion. Suite à ce blocage qui a suscité l’indignation de plusieurs personnes morales et physiques, des associations de la société civile nigérienne, des avocats et bien d’autres avaient décidé de porter plainte contre l’Etat du Niger et les 4 opérateurs présents sur le marché national. Mais internet étant rétabli depuis le vendredi 5 mars 2021, l’objet des plaintes demeure invalide.

Pour les associations telle que le Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB) et l’association des jeunes avocats du Niger (AJAN), cette coupure d’internet a été une grave violation du droit à l’information. « Nous avions décidé de porter plainte contre l’état du Niger et les compagnies de téléphonie pour privation du droit à l’information, la communication et du travail. Aucune possibilité de travail des agences bancaires. Le Niger viole les droits d’humain » a annoncé dans un tweet avant le rétablissement de la situation, Ali Idrissa Nani, coordinateur du ROTAB, une association de défense des droits humains.  Pour le coordinateur il revient à la justice de rétablir l’équilibre de pouvoir.

Quant au bureau de l’association des jeunes avocats du Niger, après avoir assigné les sociétés de téléphonie mobile à comparaitre par devant Monsieur le Président du tribunal de commerce statuant en matière d’urgence le lundi 08 Mars 2021 au palais dudit tribunal pour voir ordonner par ladite juridiction le rétablissement de la connexion internet mobile, voit sa plainte annulée car « l’objet de trouble » (le black-out), n’étant plus, alors la convocation ne tient pas. Concernant les dédommagements, « il s’agira pour chaque consommateur de se plaindre auprès des opérateurs ou de porte plainte afin d’être mis dans ses droits » souligne Ould Salem Moustapha Saïd, secrétaire général du bureau et avocat à la cour.

Enfin, dans cette situation ce qui est paradoxal c’est que pendant la coupure certains acteurs de ces associations jugeaient cet acte d’« injustifiable », mais après le verdict du juge, ils qualifient cet acte de « compréhensible à cause de la situation dans laquelle la ville se trouve ».

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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