Sommet du G5 Sahel : accentuation de la riposte dans la zone des 3 frontières et Force Barkhane au menu

La septième Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel se tient à Ndjamena (Tchad). Réunis pour deux jours, les cinq (5) présidents des pays sahéliens prendront part le lundi 15 février 2021 au sommet du G5, avec la participation du président français, Emmanuel Macron en visioconférence, et le mardi 16 février 2021 au Sommet élargi de l’Alliance pour le Sahel. Cette rencontre a pour principal objectif d’amplifier la riposte au niveau des trois (3) frontières qui sont théâtres des attaques terroristes et également pour évoquer l’évolution du format de la force Barkhane.

Un an après le sommet de Pau, la France et ses partenaires du G5 Sahel se retrouvent en ce mois de février à Ndjamena.  Etant physiquement présent et suite à son entretien avec le président de la république du Tchad Idriss Déby, le président nigérien Issoufou Mahamadou confie à la presse qu’il est « heureux d’être aujourd’hui ici au Tchad  aux côtés de mon frère et ami le Maréchal du Tchad, le Président Idriss Déby » avant d’indiquer que, « je viens participer à la Conférence des Chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel, qui est une conférence annuelle, une conférence traditionnelle mais qui intervient dans un contexte très difficile ».

En effet un contexte très difficile car l’année 2020 a été très rude, une année au cours de laquelle les 5 pays (Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad) ont été soumis à une crise sécuritaire et sanitaire. « Nos pays sont confrontés aujourd’hui à des défis divers. Certainement, cette conférence sera l’occasion pour nous d’échanger, encore ensemble, sur les solutions, sur la mutualisation de nos moyens, de nos capacités pour affronter tous ces défis notamment le défi sécuritaire », a souligné le chef d’Etat.

Le but  de ce rendez-vous est donc de poursuivre « l’effort et ce, grâce, notamment à l’arrivée  imminente d’un bataillon tchadien », assure le palais présidentiel français. Un renfort régulièrement annoncé mais dont l’arrivée ne s’est pour l’heure jamais concrétisée.

La France a également  fait part de ses intentions d’ « accentuer la pression sur la plus haute hiérarchie du GSIM, le groupe dirigé par Iyad Ag Galy et sur la katiba Macina d’Amadou Koufa », en complétant « la dynamique militaire par un sursaut sur le plan politique et civil ». Il s’agit de relancer « la mise en œuvre des accords d’Alger et accélérer le retour de l’État dans les zones les plus vulnérables ».

Pour rappel, le lundi 4 janvier 2021, la ministre française des Armées, Florence Parly, a indiqué dans un entretien au Parisien que « la France va très probablement  réduire les effectifs de sa forte anti djihadiste Barkhane au Sahel. La décision sera prise lors du  sommet France/G5 Sahel ».

Cette réduction d’hommes sera-t-elle la meilleure solution pendant que les terroristes gagnent du terrain ? En attendant les conclusions du sommet les populations des zones vulnérables continuent de vivre dans la peur.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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